Printemps-Haussmann: les discussions pour l’ouverture dominicale entrent dans le vif

PARIS, 8 juillet 2016 (AFP) – Les négociations ouvertes au Printemps pour l’ouverture de son magasin du boulevard Haussmann le dimanche sont entrées dans le vif du sujet avec de premières propositions mises sur la table par la direction, a-t-on appris vendredi de source syndicale.

L’enseigne souhaite voir aboutir ces discussions fin septembre, avec l’objectif de pouvoir ouvrir tous les dimanches à partir de début novembre dans le cadre d’un accord négocié au titre des zones touristiques internationales (ZTI)mises en place par la loi Macron d’août 2015.

Ouvertes le 10 juin, les négociations « se déroulent pour l’instant de façon sereine », a indiqué à l’AFP une porte-parole de la direction, sans s’exprimer sur leur contenu.

Pour les ouvertures dominicales, la direction fait, comme dans d’autres enseignes, la distinction entre travailleurs « occasionnels » et « habituels », a expliqué à l’AFP Jean-Jacques Liébert (CGT).

Pour les premiers, déjà salariés du magasin et qui travailleraient occasionnellement le dimanche sur la base du volontariat, les propositions présentées lors d’une réunion jeudi portent sur des dimanches majorés à 100% (payés double). La direction prévoit six repos compensateurs au maximum.

Il n’a pas été question de fixer un nombre maximum de dimanches travaillés pour l’instant, mais l’enseigne s’est engagée à en garantir au moins six aux volontaires qui le souhaiteraient, selon M. Liébert.

Aucun dispositif d’aide à la garde d’enfant, pourtant prévu dans la loi Macron, n’a pour l’heure été proposé pour ces salariés, a ajouté le responsable syndical.

Pour les travailleurs « habituels », embauchés spécifiquement, il est prévu une majoration de 100% pour les six premiers dimanches travaillés et une majoration de 50% ensuite. Et, pour eux, une aide à la garde d’enfant de 50 euros est annoncée.

Dans un premier temps, la direction n’avait mis sur la table qu’une majoration de 50% pour tous les dimanches pour ces personnels, a précisé M. Liébert.

L’enseigne prévoit de recruter l’équivalent de « 40 à 50 équivalent temps plein, soit 150 à 160 emplois », et s’engage à faire travailler ces personnels « au minimum six heures » le dimanche, a-t-il ajouté.

La CGT, première force syndicale, est opposée au travail dominical, de même que le syndicat SCID (2ème), dont la direction conteste la représentativité depuis qu’il s’est désaffilié de la CFDT en janvier.

Le Printemps a engagé une procédure judiciaire contre le SCID et une audience au fond est programmée en septembre après un renvoi cette semaine.

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