Projet de cession d’hypermarchés Casino: les syndicats dénoncent un « manque de transparence »

PARIS, 25 septembre 2018 (AFP) – Les syndicats de Casino ont critiqué mardi le « manque de transparence » de la direction qui n’a communiqué aucune information sur un éventuel projet de cession ou fermeture d’une vingtaine d’hypermarchés, évoqué récemment dans la presse.

« On n’a rien eu comme information », a indiqué à l’AFP Laurence Gilardo, représentante du syndicat majoritaire SNTA-FO, en critiquant le « manque de transparence » de la direction du groupe de distribution.

« La seule chose qui a été dite, c’est que +la grande distribution, ça bouge beaucoup+ » et qu’il n’y avait « pas de liste de 20 magasins », a-t-elle ajouté.

Un comité central d’entreprise (CCE) convoqué de longue date sur un autre sujet se tenait mardi où la direction de Casino devait, à la demande des représentants du personnel, faire un point d’information sur ce projet de cession ou de fermeture d’une vingtaine d’hypermarchés en difficulté, évoqué récemment par plusieurs médias. Une « fuite orchestrée », selon FO.

La direction a dit que « rien n’était fait pour l’instant. Elle n’a ni infirmé, ni confirmé » le projet, a ajouté de son côté André Moreno (CFDT, deuxième syndicat).

Mais « je n’ai vu aucun démenti » de la direction après les informations dans la presse, a-t-il observé.

Comme le SNTA-FO, qui « se prépare » et « travaille sur une (telle) éventualité » pour « défendre les salariés », selon Mme Gilardo, la CFDT sait qu’il « va se passer quelque chose. Mais quand, comment, combien, on ne sait pas », a regretté M. Moreno.

Les élus FO ont quitté la séance et ne comptent plus siéger tant qu’ils n’auront pas des informations « transparentes et claires », a ajouté Mme Gilardo.

La semaine dernière, la CGT et l’Unsa avaient aussi déploré le manque de communication, se disant « très vigilants » (Unsa) et soucieux de « l’aspect social » et des « conséquences dramatiques d’une telle décision » (CGT).

Le groupe Casino, dont le titre est en repli depuis le début de l’année, a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 37,8 milliards d’euros. Il vise une réduction de sa dette en France de l’ordre d’un milliard d’euros « par autofinancement et grâce au produit des cessions d’actifs ».

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