Projet de franchise aux Galeries Lafayette: le CCE demande des garanties

PARIS, 28 novembre 2017 (AFP) – Le Comité central d’entreprise des Galeries Lafayette a demandé mardi à l’enseigne de « garantir les droits des salariés » qui seraient transférés en cas de franchise d’une vingtaine de ses magasins et réclame « des engagements forts sur l’emploi et les conditions de travail ».

Dans un communiqué commun, les quatre organisations (CGT, CFDT, FO et CFE-CGC) représentées au CCE de l’entité MGL, qui regroupe les 53 magasins des Galeries Lafayette en France sauf le vaisseau amiral du boulevard Haussmann, se disent « très attentives à la pérennité de l’emploi et aux conditions de travail des salariés dont le transfert est envisagé ».

Le projet présenté au CCE en novembre, révélé lundi par des syndicats à l’AFP, concerne 22 magasins de petites et moyennes surfaces et environ 950 salariés, rappelle le CCE.

« Des discussions seront menées dans les prochaines semaines entre les organisations syndicales et la direction pour garantir les droits des salariés potentiellement transférés, si le projet se concrétise », écrivent les syndicats au nom du CCE.

Ils demandent « des engagements forts de la direction, et du repreneur qui sera choisi, sur l’emploi et sur les conditions de travail ».

Pour FO Commerce, ce projet « est déjà bien avancé » et illustre « une fois de plus » la volonté d' »une rentabilité à l’extrême sans la gestion du personnel ».

Les salariés des magasins concernés vont être « transférés sous l’article L1224-1, qui prévoit le transfert automatique des contrats quand le repreneur exerce la même activité », mais « sans les accords d’entreprise qui tomberont dans 15 mois », observe Gérald Gautier, un des responsables de la fédération FO.

Au-delà, FO Commerce craint que sur les 22 magasins, une « quinzaine » ferment « d’ici trois à quatre ans », avec le risque que des plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) soient mis en oeuvre sans « rien coûter aux Galeries Lafayette ».

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