Projet de loi vieillissement: accord députés-sénateurs, adoption définitive rapide

PARIS, 2 décembre 2015 (AFP) – Députés et sénateurs sont parvenus mercredi en commission mixte à un accord sur le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement, qui sera rapidement adopté définitivement et appliqué début 2016, selon le gouvernement.

Lors de la séance des questions au gouvernement, la secrétaire d’Etat aux Personnes âgées et à l’Autonomie Laurence Rossignol s’est félicitée que cette « belle et grande loi sociale », dont la présentation remonte à juin 2014, puisse être « mise en oeuvre dès le début de l’année 2016 ».

Sa lecture définitive est programmée le 10 décembre à l’Assemblée et le 14 décembre au Sénat.

Centré sur le maintien à domicile, le texte, qui doit être financé par 645 millions d’euros par an provenant d’une taxe sur les pensions des retraités imposables (Casa), prévoit une prise en charge financière accrue des aides à domicile, une reconnaissance des aidants familiaux ou des mesures sur le logement.

La mesure phare du projet, d’un coût annuel de 375 millions d’euros, est une revalorisation de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), à domicile, de près de 700.000 personnes âgées.

Lors de la commission mixte paritaire (CMP), des députés et sénateurs sont parvenus à une version commune du texte.

« Beaucoup des avancées défendues par le Sénat ont été conservées sans aucun changement », a estimé dans un communiqué la commission des Affaires sociales de la chambre haute, présidée par Alain Milon (Les Républicains). Elle a notamment cité la transformation du congé de soutien familial en congé de proche aidant pouvant être pris, dans certains cas, sans que le salarié ait à en avertir son employeur 48 heures à l’avance, ou l’indexation d’une partie de la rémunération des accueillants familiaux sur le Smic et non plus sur l’inflation.

De plus, le Sénat défendait « un fléchage précis des modalités d’utilisation du produit de la Casa », ce qui a été respecté « pour l’essentiel ».

Enfin, les membres de la CMP ont rétabli le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge voulu par l’Assemblée et par le gouvernement.

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