PSA Aulnay: 200 ex-salariés CGT fixés mardi sur leur recours aux prud’hommes

BOBIGNY, 7 mars 2016 (AFP) – Près de 200 ex-salariés CGT de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) qui contestent le motif économique de leur licenciement en 2013 sauront mardi si le conseil de prud’hommes de Bobigny leur donne gain de cause.

Le 8 décembre, un grand nombre de ces « anciens d’Aulnay » étaient venus réclamer entre 25.000 et 140.000 euros de dommages et intérêts devant le conseil, qui avait mis sa décision en délibéré au 8 mars.

En leur nom, Me Marie-Laure Dufresne-Castets avait plaidé l’absence de motif économique à leurs licenciements, qualifiés de « licenciements d’économie », et le défaut d’obligation de reclassement qui incombait au constructeur automobile français.

Mi-décembre, d’autres anciens salariés, adhérents pour leur part du syndicat Sud, avaient obtenu du même conseil que leur licenciement soit requalifié en « licenciement sans cause réelle et sérieuse ».

Une victoire de principe qui pourrait cependant ne pas se traduire par un gain financier pour les salariés, qui risquent de devoir restituer les indemnités perçues dans le cadre de transactions individuelles, comme celle obtenue dans le cadre du protocole de fin de grève.

Arguant d’un problème de compétitivité et de surcapacités, en pleine crise de l’automobile européenne, PSA avait annoncé en juillet 2012 la fermeture de cette usine au nord de Paris, qui fabriquait la C3, voiture la plus vendue de la marque.

Plus d’un tiers des 2.700 salariés concernés par le plan social ont retrouvé un emploi au sein du groupe mais, à l’exception de ceux partis dans le cadre d’un départ en retraite ou d’un « congé seniors », « plusieurs centaines » sont aujourd’hui à Pôle Emploi, dont « plus d’une centaine » en fin de droits, selon les syndicats.

Dans l’ensemble du groupe, le plan de restructuration s’était soldé par la suppression de 11.600 postes entre fin 2011 et fin 2013.

Deux ans après avoir frôlé la faillite, PSA Peugeot Citroën a renoué avec les bénéfices en 2015, pour la première fois depuis 2010, et compte verser à ses salariés une prime d’intéressement de 2.000 euros en moyenne.

bl-evs/mig/sd/cj