PSA dément tout traitement inégal des intérimaires

PARIS, 24 octobre 2017 (AFP) – Le groupe automobile PSA a « formellement » démenti mardi que les salariés intérimaires de Sochaux et Rennes soient traités et rémunérés différemment des autres salariés, après des accusations portées par la CGT intérim et – fait rare – des débrayages d’intérimaires.

D’après le syndicat CGT intérim, une centaine d’intérimaires au total ont débrayé au cours des deux dernières semaines dans les usines PSA de Rennes et Sochaux pour dénoncer une « dégradation de leurs conditions de travail » et « le non-respect de l’égalité de traitement entre salariés à statut et salariés intérimaires », notamment en matière de rémunération.

Selon la direction de l’usine de Rennes, une cinquantaine d’intérimaires ont débrayé le 19 octobre et une vingtaine le 20.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole du groupe, a confirmé des débrayages d’intérimaires à Rennes, mais pas à Sochaux où la CGT en dénombrait une vingtaine. Et sur le fond des accusations, « on dément formellement toute inégalité de traitement », a-t-il ajouté.

PSA précise qu’à Rennes, salariés et intérimaires ont réalisé « moins d’heures supplémentaires en septembre » que les mois précédents, en raison notamment de problèmes d’approvisionnement.

Cette situation a eu « un impact négatif de 200 euros » sur la paie des intérimaires, payés au « réel » alors que les salariés de PSA ont un système de compteur temps annuel qui permet de « lisser la rémunération », a expliqué le porte-parole.

Le constructeur dément également que les pauses ne soient pas rémunérées pour les intérimaires et les tenues de travail non nettoyées ou remplacées, comme l’affirme la CGT dans un communiqué.

D’après la CGT Sochaux, des intérimaires des équipe de VSD (vendredi, samedi, dimanche) n’ont perçu « qu’environ 1.367 euros nets au lieu des 1.850 euros nets annoncés par PSA et les agences d’intérim ».

Il est extrêmement rare que des intérimaires cessent le travail. Pour la CGT intérim, ces débrayages « ne sont que la pointe de l’iceberg du ras-le-bol existant chez les salariés intérimaires ».

Contactées, les agences d’intérim mises en cause par la CGT n’ont pas répondu.

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