Quatre anciens de l’usine PSA Aulnay parmi les candidats LO en Seine-Saint-Denis

BOBIGNY, 25 mai 2017 (AFP) – Quatre anciens ouvriers de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, dont la fermeture fin 2013 avait provoqué un séisme en Seine-Daint-Denis, sont candidats aux législatives sous la bannière de Lutte Ouvrière (JO), a appris l’AFP jeudi auprès de l’un d’eux.

Dans les neuf circonscriptions de cet ex-bastion industriel, où l’usine PSA faisait vivre des milliers de familles, la formation trotskyste a investi huit hommes et quatre femmes qui « appartiennent au monde du travail et se présentent pour en défendre les intérêts : ouvriers, employés, techniciens, enseignants, cheminots », selon un communiqué de LO reçu jeudi.

Parmi eux, quatre anciens ouvriers du groupe automobile, dont Philippe Julien, ancien secrétaire de la CGT de PSA Aulnay, investi dans la 2e circonscription (Saint-Denis).

Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle, qui est enseignante, se présente elle dans la 6e circonscription (Pantin et Aubervilliers).

« L’analyse que nous faisons, c’est que l’opposition à la politique du gouvernement Macron, qui s’apprête à démolir le droit du travail, sera non pas parlementaire, mais dans les entreprises », a expliqué à l’AFP Philippe Julien, 60 ans.

« Face à la violence des coups portés contre les salariés, comme le montre l’exemple de GM&S Industry, il y a la nécessité de se défendre », a ajouté celui qui fut l’un des meneurs de la grève historique de l’hiver 2012.

C’est « le sens de la campagne de LO », dont la candidate a obtenu 0,6% des voix au premier tour de la présidentielle, et qui n’a jamais fait entrer un élu au Palais Bourbon.

Philippe Julien a rappelé qu’à Aulnay-sous-Bois, et en particulier à la cité des 3000 où a éclaté en février l’affaire Théo, « 450 familles vivaient du travail des salariés dont plus de la moitié sont aujourd’hui encore au chômage ».

Sur les 2.700 salariés en CDI qu’employait le groupe sur le site d’Aulnay, plus de la moitié avait été licenciée, le reste se partageant entre mutation sur le site de Poissy, dans les Yvelines, départs en congés seniors et reclassements.

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