Rachat de Transat France par TUI: un plan de départs volontaires sera mis en place

PARIS, 3 novembre 2016 (AFP) – Le rachat de Transat France par le numéro un mondial du tourisme TUI va entraîner la mise en place d’un plan de départs volontaires chez les deux voyagistes, a-t-on appris jeudi de source syndicale.

L’annonce a été faite par la direction de TUI à l’occasion d’une réunion informelle des élus des comités d’entreprise et des délégués syndicaux des deux voyagistes jeudi matin, a précisé à l’AFP Stéphanie Dayan, déléguée CFDT et élue au CE de Transat France.

La direction de TUI prévoit d’achever la consultation des instances représentatives du personnel en juin, a-t-elle ajouté.

Interrogé, un porte-parole de TUI France a indiqué que des « groupes de travail » allaient être constitués pour « réfléchir sur les organisations cibles ». « Si des sureffectifs apparaissent », ils seront « gérés sur la base du volontariat et non pas d’un plan de sauvegarde de l’emploi », a souligné le porte-parole.

La CGT de TUI France a de son côté réclamé des « moyens » pour accompagner les départs volontaires qui devraient être abordés après la création de la structure regroupant les deux entités, a précisé Lazare Razkallah.

L’Allemand TUI a bouclé lundi le rachat, pour 54,5 millions d’euros, des activités France du Canadien Transat, ce qui lui permet de retrouver sa place de premier opérateur sur le marché français. Un rapprochement qui suscite depuis son annonce l’inquiétude des syndicats de Transat France (560 salariés).

En juin, le comité d’entreprise avait émis un avis négatif. Il a demandé en référé que soient communiqués à son cabinet d’experts les documents nécessaires à l’analyse de l’opération. Le tribunal de grande instance de Créteil doit rendre sa décision le 10 novembre.

Lors de la réunion, la direction de TUI a aussi annoncé que les salariés du siège de Transat France à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) allaient quitter ces locaux, sans préciser s’ils rejoindraient le siège de TUI France à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) ou si les deux équipes allaient être regroupées ailleurs, selon la déléguée CFDT.

« Tout ce qu’on pressentait arrive », a déploré Stéphanie Dayan. « Alors qu’on nous disait qu’il n’y avait aucun +business plan+, tout est déjà ficelé », a-t-elle ajouté, en expliquant l’importance de l’action en justice du CE de Transat France afin d' »anticiper » les conséquences du rachat pour les salariés, notamment du fait de postes doublons.

TUI avait assuré vendredi avoir fourni les « informations nécessaires » aux experts.

Selon la CGT, le groupe emploie 745 salariés en France.

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