Rachat d’Opel: à Berlin, PSA réaffirme ses engagements sur l’emploi

FRANCFORT, 5 avril 2017 (AFP) – Le patron du constructeur automobile français PSA s’est de nouveau engagé mercredi à respecter tous les accords sur l’emploi existants chez Opel/Vauxhall après son rachat, selon un communiqué publié à l’issue d’une rencontre à Berlin.

Carlos Tavares avait été convié dans la capitale allemande par la ministre allemande de l’Economie, Brigitte Zypries, pour une réunion avec le coordinateur gouvernemental sur ce dossier, le secrétaire d’Etat Matthias Machnig, ainsi qu’avec des dirigeants des Etats régionaux allemands dotés d’usines Opel et avec des représentants du personnel.

« Le groupe PSA a confirmé son engagement de conserver les accords dans tous les pays européens », accords qui regroupent des garanties sur les salaires, l’emploi et la pérennité des sites, a indiqué le ministère dans son communiqué.

Les différentes parties se sont également entendues sur l’instauration d’un « dialogue fondé sur la confiance et la transparence » et sur la promesse d’une coopération avec les représentants du personnel pour donner « une perspective de long-terme aux marques et à tous les sites de production ainsi qu’au centre de développement d’Opel/Vauxhall en Europe ».

PSA avait annoncé début mars vouloir mettre la main sur le constructeur allemand Opel et son équivalent britannique Vauxhall, marques appartenant à l’américain General Motors, en déboursant 1,3 milliard d’euros.

Cette acquisition doit transformer le groupe français en un champion européen et offrir un second souffle à la filiale européenne de GM, déficitaire depuis des années.

M. Tavares avait alors assuré vouloir respecter les accords existants, qui incluent chez Opel un engagement à ne procéder à aucun licenciement économique dans les usines allemandes d’ici fin 2018 ainsi qu’à investir dans ces sites au moins jusqu’en 2020. Mais il ne s’est pas engagé sur la période allant au-delà.

« Lors de notre réunion d’aujourd’hui, j’ai réaffirmé la volonté de PSA de poursuivre la précieuse coopération avec les représentants des salariés », a déclaré mercredi le patron, cité dans le communiqué. « J’y vois un facteur central de succès pour l’entreprise », a-t-il affirmé.

Avec l’acquisition d’Opel et Vauxhall, que PSA espère finaliser d’ici la fin de l’année, ce sont 10 usines européennes – six sites de montage et quatre dédiées à la production de moteurs et autres pièces -, le centre d’ingénierie de Rüsselsheim (ouest de l’Allemagne) et environ 40.000 salariés qui doivent rejoindre le groupe français.

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