RATP: les syndicats dénoncent une dégradation du dialogue social

 PARIS, 11 octobre 2018 (AFP) – Les syndicats CGT, Unsa, SUD et CFE-CGC de la RATP ont dénoncé jeudi une dégradation du dialogue social dans l’entreprise, accusant la direction de « tourner le dos » à la politique sociale en vigueur « depuis plus de 20 ans ».

Alors qu’ils poursuivaient avec la direction des discussions sur le fonctionnement des nouvelles instances de représentation du personnel, ces quatre syndicats représentatifs de la RATP ont « quitté la table des négociations » jeudi après-midi, ont-ils indiqué dans un communiqué commun.

« Le dialogue est rompu avec la direction » dont « les propositions divisent par plus de deux les moyens alloués au dialogue social », ont déploré les quatre syndicats, alors que le personnel élira fin novembre ses représentants dans les futurs comités sociaux et économiques (CSE).

De son côté, la direction « conteste formellement que sa proposition représente une réduction de 50% des moyens actuellement alloués », a déclaré à l’AFP un porte-parole du groupe.

La réunion de jeudi était « consacrée aux moyens nécessaires au bon fonctionnement des organisations syndicales », a-t-il précisé. Et la direction propose « un doublement des moyens prévus par la loi », a-t-il ajouté.

Un accord conclu en mars avait défini les périmètres des CSE mais un nouvel accord doit « définir l’organisation et les moyens nécessaires au bon fonctionnement des CSE et du droit syndical », a-t-il précisé.

« Tout reste à négocier mais on n’a pas encore trouvé le chemin du dialogue social », a déclaré à l’AFP Hervé Techer de SUD-RATP. Jusqu’à présent, la RATP était novatrice » en matière de dialogue social, qu’elle « veut aujourd’hui faire totalement disparaître » avec « ses propositions totalement indécentes », a-t-il ajouté.

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