RATP: rassemblement à Vitry pour soutenir un syndicaliste menacé de sanctions

VITRY-SUR-SEINE, 20 juillet 2020 (AFP) – Une cinquantaine de personnes, dont le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, ont manifesté lundi à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) leur soutien envers un syndicaliste de la CGT-RATP, menacé de sanctions pour avoir bloqué un dépôt de bus pendant la grève contre la réforme des retraites.

Ce rassemblement s’est déroulé devant le dépôt de bus RATP de cette ville de la proche banlieue parisienne, a constaté une journaliste de l’AFP. Il s’est tenu en présence de nombreux élus, dont la députée insoumise Mathilde Panot, le maire PCF de Vitry Pierre Bell-LLoch ou encore de l’ex-candidat à l’élection présidentielle Olivier Besancenot.

Tous ont apporté leur soutien à Alexandre El Gamal, un élu CGT de la régie de transports, qui est accusé d’avoir « organisé et participé au blocage » du dépôt de bus de Vitry-sur-Seine durant les grèves de décembre et janvier et qui passera mercredi en conseil de discipline.

« On est là pour dire stop à la répression syndicale, maintenant ça suffit ! », a lancé Philippe Martinez.

« Ceux qui pensent qu’ils nous auront à l’usure se trompent. On lâchera rien pour Alex et les autres », a-t-il ajouté, dénonçant la politique « anti-sociale » du gouvernement.

Au-delà du cas particulier de M. El Gamal, les élus ont dénoncé les « intimidations » et « convocations à répétition » de la RATP.

Une autre manifestation est prévue mercredi, cette fois à Paris, où doit se dérouler un conseil de discipline concernant M. El Gamal, a annoncé M. Martinez.

Lors du conseil de discipline, une sorte de jury paritaire écoute le salarié et les éléments qu’il avance pour sa défense. Il peut, s’il le souhaite, être assisté d’un syndicaliste.

Le conseil prend une décision sur la sanction qu’il propose à la direction, laquelle a un délai de plusieurs semaines pour trancher. Mais la direction suit habituellement la décision du conseil de discipline.

Le 10 juin dernier, une manifestation en soutien à un autre salarié avait été organisée à Paris. La RATP lui reprochait le blocage d’un centre de bus pendant le mouvement social de décembre et janvier.

Il a écopé de deux mois de mise à pied