Réforme de la SNCF: plusieurs centaines de manifestants à Paris

PARIS, 9 avril 2018 (AFP) – Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées lundi après-midi à Paris sur l’esplanade des Invalides, non loin de l’Assemblée nationale, puis au pied de la Tour Eiffel, pour défendre « l’avenir du service public ferroviaire », peu avant le début du débat dans l’Hémicycle sur cette réforme qu’ils contestent.

Massés à proximité de la rue de l’Université bloquée par la police, les cheminots et sympathisants multipliaient les explosions de pétards et usaient de sirènes pour se faire entendre des députés, dans un festival de fumigènes.

L’examen du texte en séance plénière est prévu à partir de 16h00, alors que le bras de fer entre les syndicats et le gouvernement se poursuit, au quatrième jour d’une grève toujours très suivie.

L’ambiance restait cependant bon enfant, tandis que la pluie tombait en continu sur les cheminots, chasubles aux couleurs de leurs syndicats (CGT, Unsa, Sud, CFDT, FO) sur le dos et drapeaux en main.

« Cheminots en colère on va pas se laisser faire ! » ou « ça va péter ! », scandaient des cheminots CGT de Montparnasse devant une banderole « emploi, salaire, protection sociale, statut, unicité de la SNCF », avec la tour Eiffel en arrière-plan.

Après des prises de parole pour défendre « l’avenir du service public ferroviaire », le « maintien des garanties sociales » et demander « l’ouverture de négociations sérieuses » avec le gouvernement, un groupe de manifestants est parti dans une direction opposée à l’Assemblée.

D’autres ont ensuite joué au chat et à la souris avec les forces de l’ordre pour partir à leur tour en manifestation sauvage, dans un cortège coloré de drapeaux CGT, Sud et FO. Les deux groupes – environ 300 personnes selon un journaliste de l’AFP – se sont finalement retrouvés sur le Champ-de-Mars et ont craqué des fumigènes au pied de la Tour Eiffel.

Ils se sont ensuite dirigés vers la place du Trocadéro, toujours dans une ambiance bon enfant.

Brandissant un drapeau CGT sur l’esplanade des Invalides, Vincent, aiguilleur en grève dans les Yvelines, est venu protester contre « la casse du service public » et « l’hypocrisie » du gouvernement qui, en voulant faire de la SNCF une société anonyme, « veut privatiser » l’entreprise ferroviaire malgré ses démentis.

Concernant le niveau de mobilisation, « on pourrait toujours faire plus » mais « il y avait plus de monde en AG ce matin que la semaine dernière ». « On va pas lâcher, c’est sûr », a-t-il affirmé à l’AFP.

Quelques étudiants, agents de la RATP et militants du secteur de l’énergie étaient aussi présents.

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