Réforme des retraites: le gouvernement met en ligne un premier « simulateur »

PARIS, 19 décembre 2019 (AFP) – En plein conflit social contre sa réforme des retraites, le gouvernement a annoncé jeudi la mise en ligne d’un « simulateur » permettant à chacun de savoir s’il sera concerné ou pas par le futur « système universel » par points.

« Suis-je concerné par la réforme ? »: pour le savoir, quelques clics suffisent à partir du site internet suisjeconcerne.info-retraite.fr.

En fonction de la catégorie professionnelle, de l’année de naissance et, le cas échéant, du droit à un départ anticipé avant 62 ans, on est vite fixé sur son sort.

Pour les retraités actuels et ceux qui les rejoindront avant 2037, la réponse est simple: « Vous n’êtes pas concerné par le futur système universel » et votre pension reste « intégralement calculée selon les règles du système actuel ».

Idem pour les jeunes nés après 2003, qui cotiseront « à partir de 2022 dans le système universel » où « chaque heure travaillée permettra d’acquérir des points » qui seront « le moment venu, transformés en montant de retraite ».

Le résultat est moins prévisible pour les générations 1975 à 2003: certains actifs ne seront « pas concernés », d’autres vont « entrer dans le système universel au 1er janvier 2025 », avec une pension « en partie calculée selon les règles actuelles pour toute la carrière passée » avant cette date, puis « en fonction des règles » du futur régime par points pour le reste de leur vie active.

Ce questionnaire rudimentaire n’est que la première « brique » du « simulateur » que « le gouvernement est en train de bâtir étape par étape, parallèlement à l’élaboration du projet de loi », explique le secrétariat d’État aux Retraites dans un communiqué, assurant qu’un outil « individuel exhaustif sur les données personnelles de carrière de chaque Français sera disponible courant 2020 ».

Par ailleurs, une trentaine de « cas types » de fonctionnaires, d’enseignants et de salariés du privé des générations 1980 et 1990 font l’objet de fiches précisant, pour chaque profil, le montant de la pension « dans le système actuel » et « dans le système universel » pour un départ à 62, 64, 65 ou 67 ans.

Le nombre de « cas types » sera porté à 150 d’ici à la présentation du projet de loi en conseil des ministres, le 22 janvier, puis « rapidement complété pour atteindre 300 situations individuelles, voire davantage ».

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