Réforme du droit du travail: Louis Gallois est favorable au chèque syndical

PARIS, 22 février 2016 (AFP) – Louis Gallois, président du conseil de surveillance de PSA, a préconisé lundi que le chèque syndical, contribution des employeurs à l’adhésion syndicale, fasse partie du projet de réforme du droit du travail.

« Je propose le chèque syndical, qui est un chèque que l’on donne aux personnes et ensuite elles l’utilisent pour adhérer au syndicat de leur choix », a déclaré M. Gallois à France Inter.

« En France, les gens sont très peu syndiqués, c’est une des faiblesses du syndicalisme français », a-t-il déploré.

Le taux de syndicalisation des salariés français est en effet estimé à environ 8% (privé et public). La moyenne européenne est plus élevée, autour de 25%.

« Il faut renforcer la syndicalisation, cela rendra tout le monde plus mature », a estimé celui qui est également président de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS).

Manuel Valls a évoqué la possibilité d’instaurer le chèque syndical lors de son discours de clôture de la conférence sociale du 19 octobre. La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a confirmé que le gouvernement étudiait cette piste.

La CDFT a été séduite par le discours de Manuel Valls, qui reprenait une de ses vieilles revendications, ce qui n’est pas le cas de la CGPME qui a fait part de son opposition à la création d’un chèque syndical.

« Je suis pour qu’on étende le champ de la négociation dès lors que le socle de droit public a été défini (…) mais si on veut négocier il faut des négociateurs, c’est-à-dire qu’il faut des syndicats dans les entreprises », a dit Louis Gallois.

« Il faut que nous acceptions le fait syndical dans les entreprises et pas uniquement dans les très grandes, dans toutes les entreprises », a-t-il ajouté.

« Et pour que ce fait syndical soit accepté, il faut aussi que les syndicats soient jugés responsables et forts », a assuré l’ancien patron de la SNCF.

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