Réforme du travail: Solidaires veut mobiliser « sans attendre »

PARIS, 30 mai 2017 (AFP) – Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, a appelé mardi les autres syndicats à se mobiliser « sans attendre » contre la réforme du code du travail voulue par le gouvernement, qu’il considère comme « la suite et l’aggravation » de la loi El Khomri.

« On pense que la bonne possibilité pour le mouvement syndical, c’est de construire rapidement des mobilisations, parce que ce qui est proposé aujourd’hui par le gouvernement n’est que la suite et l’aggravation de ce qui était contenu dans la loi El Khomri l’an passé », a déclaré M. Beynel à la presse, en sortant d’une rencontre avec le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

Solidaires « va continuer à pousser les organisations syndicales pour qu’on se réunisse et qu’on propose rapidement un cadre de mobilisation sans attendre ».

« Puisque le gouvernement veut aller vite, nous aussi, mouvement social, on doit aller vite », a lancé Eric Beynel.

Le gouvernement, qui consulte depuis la semaine dernière les partenaires sociaux sur sa réforme du code du travail, compte légiférer par ordonnances d’ici à la fin de l’été. Il veut plafonner les indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, permettre des référendums d’entreprises à l’initiative de l’employeur en cas d’accord minoritaire, fusionner les instances représentatives du personnel et donner plus de place aux accords d’entreprises.

L’union syndicale Solidaires, qui était en pointe de la contestation contre la loi El Khomri, aux côtés de la CGT et de FO notamment, avait déjà tenté de relancer la mobilisation au lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron. Mais sa proposition d’intersyndicale le 11 mai était restée lettre morte, les autres syndicats préférant attendre que le gouvernement fasse des annonces concrètes.

« On va les relancer » quand le gouvernement aura transmis la semaine prochaine sa feuille de route sur la réforme du travail, a indiqué M. Beynel.