Réforme SNCF: certains points ne sont « pas négociables », répète Philippe

PARIS, 4 mai 2018 (AFP) – Edouard Philippe a dit vendredi aborder sa rencontre avec les syndicats de la SNCF lundi à Matignon dans « un état d’esprit très ouvert et en même temps très ferme », répétant que certains points de la réforme ne sont « pas négociables ».

« Il y a des choses qui sont à la fois très claires et qui ne sont pas négociables. On l’a dit au début de la réforme et je ne vois pas pourquoi on ne le dirait plus maintenant alors même que l’Assemblée nationale s’est prononcée et a voté à une écrasante majorité le projet de loi qu’on lui proposait », a déclaré le Premier ministre sur France Bleu Berry, alors que le gouvernement s’est délocalisé,pour trois jours, jusqu’à vendredi, dans le Cher.

« Nous ne reviendrons pas sur l’ouverture à la concurrence, nous ne reviendrons pas sur la réorganisation de l’entreprise et sur la fin du recrutement au statut », a-t-il énuméré. « Nous l’avons dit, je le répète ».

« En même temps », a-t-il poursuivi, « il y a encore des sujets à discuter comme les modalités de reprise de la dette ». Sur cette « question extrêmement importante », « il y a une discussion à avoir, pas simplement avec les organisations syndicales », mais aussi « avec la direction de la SNCF, avec les associations d’usagers, et il faudra en discuter au Parlement, à l’Assemblée nationale et au Sénat », a-t-il ajouté.

Il y a « donc des éléments à discuter et d’autres sur lesquels on ne discutera pas ».

« Mon état d’esprit avant cette réunion de lundi est, comme au début de la réforme, à la fois très ouvert et en même temps très ferme: cette réforme est nécessaire pour améliorer la qualité de service ferroviaire », a-t-il conclu.

Interrogé sur l’avenir des petites lignes, il a répété qu' »il n’y avait rien, rien, sur la fermeture des petites lignes » dans le cadre de cette réforme, car décider de fermetures depuis un bureau parisien « serait la plus bête façon de poser le problème ». « C’est pour ça que j’ai évacué d’entrée de jeu toute la question des petites lignes de la réforme ferroviaire », a-t-il dit.

Les syndicats ont accepté l’invitation d’Edouard Philippe qui les recevra, avec la ministre des Transports Elisabeth Borne, un par un, lundi à Matignon.

Le numéro un de la CGT Philippe Martinez attend « des choses précises » sur la reprise de la dette de la SNCF par l’Etat, alors que l’exécutif s’est jusqu’à présent refusé à chiffrer la part de cette énorme dette que reprendra Bercy.

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