Relaxe d’un ancien du Medef, poursuivi pour corruption

PARIS, 17 octobre 2018 (AFP) – Un ancien responsable du logement social au Medef jugé pour « corruption passive » dans une affaire vieille de dix ans a été relaxé mercredi par le tribunal correctionnel de Paris.

Etienne Guéna, aujourd’hui retraité, avait comparu début octobre dans cette affaire datant de 2008 où il est soupçonné d’avoir été corrompu par Jean Naem, dirigeant d’un cabinet de conseil, Maât.

Tous deux ont été relaxés, ainsi que leurs coprévenus.

Le parquet de Paris avait requis six mois d’emprisonnement avec sursis à l’encontre d’Etienne Guéna et six mois avec sursis assortis de deux ans d’interdiction de gérer contre Jean Naem.

M. Guéna, responsable du secteur logement au Medef jusqu’à son licenciement en août 2008, avait été mis en cause, comme d’autres cadres, dans une série de scandales concernant la gestion du « 1% patronal » (désormais appelé Action Logement), qu’il gérait jusque-là.

Il avait été embauché dans la foulée par le cabinet de conseil Maât, spécialisé dans les questions d’habitat qui s’était vu attribuer des contrats par l’Association foncière logement, une entité du « 1% patronal », dans les années 2000. Le cabinet a fait faillite depuis.

Les magistrats ont notamment retenu qu’il n’existait « aucun lien de conséquence entre le fait que la société Maât se soit vu attribuer des contrats par l’association paritaire dont M. Guéna était membre, et l’emploi que M. Etienne Guéna s’est vu proposer » ensuite au sein du cabinet.

L’avocat d’Etienne Guéna, Bernard Vatier, s’est félicité que les juges aient écarté un rapport d’expertise, selon lui « parfaitement faux », sur lequel se basait l’enquête.

« Le tribunal a rendu justice à M. Guéna » en reconnaissant « une accusation dépourvue de toute justification, qui reposait exclusivement sur des rumeurs malveillantes », a-t-il commenté à l’issue du délibéré.

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