Répression syndicale: la CGT réclame une loi d’amnistie

PARIS, 24 novembre 2016 (AFP) – La CGT a réclamé jeudi une loi d’amnistie pour les syndicalistes et militants associatifs poursuivis ou condamnés dans le cadre de leur activité, fustigeant une montée en puissance de la répression syndicale.

Le syndicat vient de lancer un recensement de cas de répression syndicale, qu’il s’agisse d’entraves à l’exercice de la fonction syndicale, de discrimination dans le déroulement de carrière ou de barrières dans l’octroi de locaux syndicaux.

A ce stade, 150 dossiers ont été recensés dans toute la France.

Ils « montrent que les entraves à l’exercice du mandat, allant du manque de panneaux syndicaux en passant par le refus d’accorder des heures liées à la fonction syndicale, ainsi que la non-attribution des locaux syndicaux pourtant prévus dans le code du travail, sont nombreux », a expliqué Céline Verzeletti, membre de la direction de la CGT, lors d’un point de presse.

Ces faits concernent les entreprises publiques comme privées et « accompagnent des régressions sociales », a-t-elle dénoncé.

Outre la loi d’amnistie, la CGT réclame une modification du code pénal, afin de supprimer les prélèvements ADN, dépénaliser la diffamation, limiter la garde à vue aux crimes et atteintes aux personnes, mais aussi « une atténuation de principe » de la peine en cas de délit avéré lors d’un mouvement social.

Elle souhaite aussi la publication régulière de données « fiables et précises » sur la « répression patronale » par les pouvoirs publics.

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