Reprise partielle de Sotralentz: 80 licenciements, quelque 300 emplois sauvés

STRASBOURG, 9 décembre 2016 (AFP) – La justice commerciale a validé vendredi à Strasbourg la reprise partielle de trois filiales du groupe industriel Sotralentz, en difficultés financières, qui prévoit la sauvegarde de quelque 300 emplois, mais entraînera le licenciement d’environ 80 salariés.

La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg a prononcé la cession de trois des cinq filiales du groupe à trois repreneurs.

Le groupe allemand Sülzle et le groupe breton de plasturgie Agriplas reprendront chacun une partie de Sotralentz Construction, avec quelque 150 des 170 salariés.

Agriplas et le groupe allemand Rikutec (plasturgie) reprendront chacun une partie de Sotralentz Packaging, avec le maintien de 137 emplois sur 153.

Quelque 52 des 62 salariés de la filiale Sotralentz SAS (siège du groupe), qui regroupe les activités de support et les services administratifs seront licenciés.

Une trentaine de salariés des deux autres filiales seront licenciés ou font l’objet de départs volontaires négociés.

La date de prise d’effet des plans de reprise est fixée à lundi.

Sotralentz avait été placé en redressement judiciaire fin septembre.

Basé dans le Bas-Rhin, à Drulingen au nord-ouest de Strasbourg depuis ses origines en 1904 et à Sarralbe (Moselle), Sotralentz fabrique notamment des treillis soudés pour les constructions en béton armé, des pièces de chaudronnerie, des éléments de gros volume pour l’industrie ainsi que des citernes et réservoirs pour le stockage du fioul et de carburants.

Le groupe, présent en Allemagne, Espagne, Pologne et Roumanie, emploie 1.100 salariés en Europe dont 600 en France à travers ses filiales métallurgie, construction, emballage et formation industrielle en soudage.

C’est « un grand soulagement » pour les salariés, a déclaré à l’AFP Elisabeth Mathys, secrétaire du comité d’entreprise et secrétaire CGT de Sotralentz Packaging.

Pour Sotralentz Packaging et Sotralentz Construction, « 95% des emplois sont sauvés », a-t-elle ajouté.

Aujourd’hui « on respire tous, on veut tourner la page sur Sotralentz », a dit la secrétaire du CE de Sotralentz. « L’activité des filiales reprises va continuer. Les carnets de commandes sont pleins. Ce n’est pas un problème d’activité, c’est un problème au niveau de la trésorerie qui était très mauvaise », a souligné Mme Mathys.

La chambre commerciale doit encore examiner les dossiers de deux autres filiales, les plus importantes: Sotralentz métal industrie (SMI, 219 salariés) et Secofab (158 salariés), le 16 janvier prochain.

Pour le moment les deux filiales ne feraient l’objet d’aucune offre de reprise, mais seulement « d’une lettre d’intention » d’un ancien PDG de cet entreprise familiale, selon Elisabeth Mathys.

En 2015, Sotralentz a réalisé 276 millions d’euros de chiffre d’affaires.

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