Restauration ferroviaire: les salariés de nouveau mobilisés pour leur convention collective

PARIS, 4 juillet 2019 (AFP) – Près de 200 salariés de la restauration ferroviaire se sont rassemblés jeudi à Paris pour réclamer de nouveau le rattachement de leur convention collective nationale (CCN) à celle de la branche du transport ferroviaire, a constaté une journaliste de l’AFP.

A l’appel des syndicats CGT, FO et SUD de leur secteur, ces salariés ont manifesté devant les locaux de la Direction générale du travail (DGT), où une délégation de ces organisations a été reçue, a-t-on appris auprès de certains délégués.

Craignant de perdre des acquis sociaux, comme des jours de repos, des cotisations retraite ou les modalités de calcul de leur 13e mois, ces salariés de la restauration ferroviaire refusent le rattachement de leur activité à la branche de la restauration de collectivités, un projet à l’étude.

« Nous avons obtenu la tenue dans deux semaines d’une réunion de travail avec la DGT », a déclaré à l’AFP Jean-Marc Staub de FO, l’un des délégués reçus. « Très content » de cette avancée, M. Staub estime que les syndicats pourront alors « mieux expliquer, concrètement, les spécificités » de la restauration ferroviaire et ses liens avec le transport ferroviaire.

Pour Riad Dergal de SUD, « c’est une victoire ». « Ce groupe de travail va collecter tous les éléments » montrant « nos spécificités et toutes les similitudes de nos métiers avec ceux du chemin de fer », a-t-il souligné. Selon MM. Staub et Dergal, aucune décision ne sera prise avant octobre.

Les syndicats de la restauration ferroviaire défendent un rattachement de leur CCN à celle du transport ferroviaire, arguant que seule cette branche pourra « prendre en compte les spécificités de (leur) profession ». La restauration ferroviaire doit fusionner avec une autre branche car elle compte moins de 5.000 salariés et parce qu’elle n’a pas connu de négociations sur des thèmes obligatoires depuis de nombreuses années.

Parmi les manifestants, Valérie Bellanca, 52 ans, qui tient les bars de TGV « depuis 24 ans », est venue « défendre son bifteck ». Salariée de Newrest Wagons-Lits, elle explique qu’au gré des appels d’offres, elle peut « changer d’employeur tous les trois ans » et craint de perdre « des jours de repos, ses primes repas et son 13e mois » sans « la protection de la branche ferroviaire ». « On travaille dans des trains, souligne-t-elle, avec les mêmes contraintes que les personnels de la SNCF. »

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