Retraite: pour la CFDT, « rien ne justifierait une réforme punitive »

PARIS, 12 juillet 2016 (AFP) – La CFDT a estimé mardi que l’avenir du système des retraites était « conforté » et que donc « rien ne justifierait un report des âges à la retraite ou toute réforme punitive ».

Dans un communiqué, la CFDT se félicite des conclusions du Comité de suivi des retraites, remises la veille à Matignon, qui « confirment l’utilité de la plupart des réformes menées depuis de longues années, dès lors qu’elles assurent la pérennité financière de notre système, tout en garantissant équité entre les générations, justice sociale et harmonisation progressive des paramètres des différents régimes ».

« Ce rapport constitue un démenti cinglant à ceux qui prétendent que rien n’a été fait pour rétablir la confiance intergénérationnelle et assurer l’avenir des retraites », ajoute la centrale réformiste.

Pour autant, le syndicat de Laurent Berger admet qu’il faudra « rechercher une stabilité des taux de remplacement (rapport entre le montant de la retraite et le salaire de fin de carrière, qui baisse régulièrement, ndlr) et assurer le maintien du niveau de vie des retraités actuels et futurs, par une indexation des pensions sur les salaires, et non sur les prix ».

S’adressant sans les nommer aux candidats à la primaire du parti Les Républicains, la CFDT affirme que « dans ce contexte rien ne justifierait un report des âges à la retraite ou toute réforme punitive ».

Elle rappelle aussi « son attachement au compte pénibilité ainsi qu’au maintien des bornes d’âge actuelles et aux dispositifs de départ anticipé en carrière longue ».

Les candidats à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2017 prévoient de repousser l’âge légal de départ à la retraite à 64 ou 65 ans, selon les programmes.

En revanche, pour le gouvernement, il n’est plus nécessaire de le faire reculer au-delà des 62 ans actuels.

db/paj/kp