Retraites: Berger demande au gouvernement de « ne pas créer l’affrontement »

PARIS, 25 novembre 2019 (AFP) – Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a considéré lundi qu’il était « de la responsabilité du gouvernement de ne pas créer l’affrontement » à moins de dix jours d’une grève reconductible contre la réforme des retraites.

« Il est de la responsabilité du gouvernement de ne pas créer l’affrontement. L’affrontement est mortifère pour tout le monde, pour le fond du sujet et pour les travailleurs », a déclaré le numéro un du seul grand syndicat favorable à la réforme, à l’issue d’un entretien avec Édouard Philippe.

Le Premier ministre reçoit lundi et mardi l’ensemble des leaders des organisations de salariés et d’employeurs à propos de la réforme des retraites.

Une journée de mobilisation prévue le 5 décembre, mais à laquelle la CFDT ne s’est pas ralliée, suscite par ailleurs interrogations et inquiétudes dans les rangs de la majorité, qui craignent un blocage du pays, a fortiori si le mouvement est amené à durer.

Interrogé sur une possible évolution du dialogue, M. Berger a indiqué qu’elle était « absolument nécessaire ».

« Si le gouvernement était tenté – ça n’est pas ce qui nous a été dit -, mais s’il était tenté d’y aller tout seul, sans écouter les alertes qu’on lui a faites ou que d’autres lui font, forcément il ferait une erreur », a-t-il fait valoir.

« Je pense qu’on a perdu beaucoup de temps, parce qu’on a perdu le fil du sujet. Et si on a perdu le fil du sujet, c’est parce que le débat ne s’est pas positionné où il fallait, aussi parce qu’il y eu des tergiversations de la part du gouvernement », a-t-il encore déploré.

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