Retraites: faute d’une réforme aujourd’hui, il y en aura une « brutale » demain (Edouard Philippe)

PARIS, 7 décembre 2019 (AFP) – Un gouvernement qui renoncerait à réformer les retraites aujourd’hui exposerait la France à une réforme « très brutale » plus tard, assure le Premier ministre Edouard Philippe au Journal du Dimanche, à trois jours de l’annonce de son plan complet.

« Je suis déterminé à mener la réforme à son terme et très soucieux de le faire en respectant les gens et en répondant à leurs inquiétudes », explique le chef du gouvernement.

M. Philippe, qui doit livrer mercredi les détails du plan visant à unifier les 42 régimes de retraite actuels, promet que l’exécutif « pourra apporter des réponses extrêmement positives pour beaucoup de gens qui subissent des injustices dans le système actuel : les femmes, les agriculteurs, et ceux qui ont des parcours hachés notamment ».

Et selon lui, « si on ne fait pas une réforme profonde, sérieuse, progressive aujourd’hui, quelqu’un d’autre en fera une demain brutale, vraiment brutale ».

« Je ne crois pas aux annonces magiques », dit-il encore au JDD: « Mercredi, j’expliquerai, avec beaucoup de détails, le dispositif qu’on veut construire. Et je continuerai ensuite à l’expliquer. »

Des réunions autour du projet gouvernemental de réforme des retraites se succèdent ce week-end à Matignon, avant que le Premier ministre ne présente, mercredi à midi, le projet de réforme dans son « intégralité ».

L’exécutif est sous pression après une mobilisation massive dans la rue jeudi (plus de 800.000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur), un nouvel appel à une grande journée de grèves et manifestations mardi, et alors que le trafic RATP et SNCF reste très réduit.

cs/sl