Retraites, fin de vie, rémunérations: les priorités CFDT sur les quatre ans à venir

RENNES, 7 juin 2018 (AFP) – Réforme « en profondeur » du système des retraites, réduction des écarts de rémunérations dans les entreprises, débat sur la fin de vie: voici les priorités de la CFDT pour les quatre ans à venir.

Le « projet de résolution », programme du prochain mandat, doit être voté vendredi matin par le congrès, avant le discours de clôture de Laurent Berger.

– Obtenir une réforme « en profondeur » et « structurelle » du système de retraite, qui irait vers un régime « unifié, par répartition, plus simple, plus lisible et plus juste ». La CFDT réclame la prise en compte « avant tout » de « la durée de cotisation (avec maintien de la borne d’âge), la pénibilité et l’usure au travail » et le renforcement du « système des carrières longues ».

La confédération souhaite une « harmonisation des 35 régimes » actuels de manière « progressive », « pour aller vers un système de compte notionnels ou à points ». Elle revendique l’obtention au minimum de 100% du Smic net après une carrière complète.

– Obtenir une loi sur la réduction des écarts de rémunération dans les entreprises, fixant « un rapport maximal entre les plus hautes et les plus basses rémunérations ».

– Sur la fin de vie, la CFDT propose de développer les soins palliatifs et de soutenir « toute initiative législative visant à faire respecter la volonté des personnes en fin de vie ».

– Faire évoluer les règles en matière de statistiques ethniques, dans le cadre de la lutte contre les discriminations.

– En interne, augmenter de 20% le nombre d’adhérents, avec une « attention particulière accordée aux futurs retraités afin de les inciter à rester ». Un syndicat a souhaité que cet objectif soit baissé à 10%. Son amendement doit être étudié dans la soirée. La CFDT se fixe aussi comme objectif de « s’imposer comme première organisation » syndicale.

– Renforcer la parité: le Bureau national, qui compte désormais 40 membres, est composé de 19 femmes, contre 14 précédemment (sur 37).

– Instaurer l’écriture « inclusive » afin de « combattre l’inégalité entre les femmes et les hommes ». Désormais, dans ses textes, il s’agira d’écrire « salarié.e, travailleur.euse, adhérent.e, retraité.e, délégué.e, représenté.e et de mettre le terme +femme+ avant le terme +homme+ ».

bow/db/cca