Retraites/fonction publique: les arbitrages rendus dans la semaine du 10 février

PARIS, 31 janvier 2020 (AFP) – Des arbitrages sur la réforme des retraites dans la fonction publique seront rendus lors d’une réunion avec les syndicats et employeurs « dans la semaine du 10 février », a annoncé vendredi le secrétaire d’État Olivier Dussopt au terme de la concertation engagée en décembre.

Seuls 6 des 9 syndicats de la Fonction publique ont participé à cette concertation sur la pénibilité et la gestion des fins de carrière, CGT, FO et Solidaires ayant refusé d’y prendre part.

Les syndicats CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires de la Fonction publique appellent vendredi à une journée d’action le 5 février « pour le maintien et l’amélioration de nos acquis en matière de pénibilité », avec un rassemblement devant l’Opéra Garnier de 13H00 à 14H00.

Au terme de la dernière réunion de concertation vendredi, Olivier Dussopt a évoqué une « ambiance extraordinairement constructive » et formé le voeu que « la réunion qui sera organisée la semaine du 10 permette de marquer un certain nombre de progrès ».

Il a confirmé la disparition de la catégorie active qui permet à certains fonctionnaires de partir 5 à 10 ans plus tôt, et le refus de réintégrer les 4 critères de pénibilité sur dix supprimés en 2017 par le gouvernement.

En revanche, il a précisé que certains métiers dangereux, fixés par décret, garderont les départs anticipés prévus dans la catégorie active (pompiers, policiers, contrôleurs aériens …).

Pour les ex-catégories actives qui passeront dans le nouveau système (génération 1975), il sera tenu compte du nombre d’années dans la catégorie, avec un système « novateur » au prorata, et en supprimant le minimum requis (par exemple dans l’administration pénitentiaire 17 ans sont requis).

« L’usure » de certains métiers sera prise en compte. Le gouvernement va étudier une « cotation » de certains postes pour répondre à la pénibilité de métiers spécifiques, comme dans le médico-social (aide-soignants) ou les égoutiers, a indiqué M. Dussopt.

Pour le calcul des pensions de ceux qui auront travaillé dans les deux régimes, actuel et à points, le scénario « à l’italienne » qui consiste à retenir l’indice de fin de carrière (le plus élevé) pour calculer les droits acquis à la date de mise en oeuvre du nouveau système « retient notre attention », a indiqué M. Dussopt.

Pour la retraite progressive, qui serait étendue à la fonction publique, les syndicats sont « unanimes » à réclamer un âge de 60 ans et non 62 ans comme dans l’actuel projet de réforme, relève M. Dussopt. Autre piste: créer un compte épargne-temps déplafonné et utilisable à raison d’un ou deux jours par semaine jusqu’à la retraite.

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