Retraites: la CFE-CGC veut faire « une pause » après la mobilisation de vendredi

PARIS, 23 janvier 2020 (AFP) – La CFE-CGC, opposée à la réforme des retraites, souhaite faire une « pause » après la mobilisation de vendredi, tout en restant au sein de l’intersyndicale menée par la CGT et FO, a dit jeudi à l’AFP Gérard Mardiné, numéro deux de la confédération des cadres.

« On pense qu’il faut faire pause après le 24 », a-t-il dit, au lendemain d’une réunion des syndicats opposés au projet de loi, qui n’a abouti à aucune nouvelle date de mobilisation, une première depuis le début du mouvement le 5 décembre.

Une nouvelle réunion est prévue vendredi matin, au septième jour d’une mobilisation interprofessionnelle pour le retrait de la réforme des retraites, à l’appel de la CGT, Force ouvrière, CFE-CGC, FSU, Solidaires, d’organisations de jeunesse (MNL, UNL, FIDL) et étudiante (Unef).

« Nos gens sont difficilement mobilisables sur la durée, ils ont des responsabilités et ne sont pas demandeurs que l’activité économique soit trop perturbée », a dit le secrétaire général de la CFE-CGC.

Pour autant, la confédération espère pouvoir rester au sein de l’intersyndicale, car « on demande toujours le retrait de ce projet de loi, qui ne tient pas la route et est nocif pour notre pays ».

Vendredi matin, « on verra si on trouve une formulation qui nous permette de rester dans l’intersyndicale, tout en levant le pied sur les mobilisations », a-t-il dit.

Dans le communiqué publié mercredi soir à l’issue de près de quatre heures de réunion, l’intersyndicale appelle à un « 24 massif ».

Pour la suite, elle appelle « à poursuivre et amplifier les actions, y compris en multipliant les arrêts de travail, en interpellant les parlementaires et en organisant des actions de dépôt des outils de travail dans des lieux symboliques ».

Interrogée mercredi par l’AFP, Benoît Teste, le numéro un de la FSU, a dit être favorable à de nouvelles journées d’action.

Eric Beynel, de Solidaires, a mis l’accent jeudi sur le fait que l’intersyndicale continuait « à avoir le soutien très large de la population », s’appuyant sur le dernier sondage Elabe, publié mercredi. Toutefois, « il faut trouver le bon rythme de mobilisation », a-t-il dit à l’AFP.

Soulignant que les syndicats opposés à la réforme sont majoritaires, Gérard Mardiné considère que « la logique voudrait qu’Emmanuel Macron acte que le projet n’est pas mûr ».

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