Retraites: les syndicats enseignants veulent avant tout une revalorisation salariale

PARIS, 8 octobre 2019 (AFP) – Les syndicats enseignants, reçus mardi par Jean-Michel Blanquer et le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye sur le dossier de la réforme des retraites, demandent avant toute chose au gouvernement « un engagement solide » sur la revalorisation des salaires.

« La réunion de ce jour a été plus longue et plus tendue que prévue car il y a une réelle inquiétude de la profession, suite notamment au discours d’Emmanuel Macron sur les retraites des enseignants à Rodez la semaine dernière », a expliqué à l’AFP Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa.

Le corps enseignant a « besoin d’un engagement solide » de la part du gouvernement sur la question de la revalorisation des salaires et ce, sans aucune compensation », a poursuivi M. Crochet.

Jeudi dernier, le chef de l’Etat a reconnu à Rodez que les enseignants seront lésés si le passage au nouveau système de retraite ne s’accompagne pas d’autres changements dans leur carrière.

Emmanuel Macron réfléchit donc à des compensations salariales mais a aussi évoqué une réflexion sur le temps de travail et les périodes de vacances.

Pour Régis Metzger, co-secrétaire général du SNUipp-FSU (premier syndicat du primaire), « le président Macron introduit des contreparties qui ne sont pas acceptables ». « Il est urgent de discuter revalorisation et tout de suite », insiste-t-il.

Dans un communiqué, le Syndicat national des lycées et collèges (SNALC) a dit « demander très clairement au ministre que les négociations à venir sur les +compensations+ portent dans un premier temps exclusivement sur +une augmentation de la part fixe du traitement sans contreparties+ (dégel du point d’indice, hausse des grilles et/ou hausse des indemnités fixes, et ce pour tous les personnels) ».

Il s’agit selon le syndicat « de revaloriser le métier dans son ensemble ».

Le SNALC se dit « demandeur d’une hausse salariale importante qui ne serait qu’un rattrapage parfaitement justifié » pour des personnels « dont plus personne ne conteste aujourd’hui qu’ils sont mal payés ».

Idem pour la FSU qui se dit, dans un communiqué, « demandeuse de ces discussions car la revalorisation salariale revêt un caractère d’urgence ».

Une prochaine réunion doit avoir lieu le 7 novembre.

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