Retraites: pour Martinez (CGT), « ce gouvernement ne comprend que les mobilisations »

PARIS, 4 novembre 2019 (AFP) – Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a souligné lundi qu’il y avait « besoin de monde » en grève le 5 décembre contre le système « universel » de retraites par points voulu par le gouvernement, qui « ne comprend que les mobilisations ».

« Il y a besoin de monde parce que ce gouvernement, comme d’ailleurs beaucoup de gouvernements dans le monde, ne comprend que les mobilisations », a estimé le responsable de la deuxième organisation syndicale française sur BFMTV et RMC.

Le dirigeant cégétiste a au passage qualifié de « très bonne chose » l’appel de « l’assemblée des assemblées » des « gilets jaunes » à rejoindre la grève interprofessionnelle du 5 décembre initiée par la CGT, FO, la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse.

« Depuis très longtemps – un an, presque – on essaye de trouver des convergences, et petit à petit on y arrive parce que nous avons les mêmes préoccupations » avec les « gilets jaunes », a-t-il relevé, citant le pouvoir d’achat, l’environnement et le travail précaire.

Comme on lui demandait s’il appelait à une grève « reconductible » au-delà du 5 décembre, comme l’ont décidé plusieurs syndicats de la SNCF et de la RATP, M. Martinez a répondu: « en tout cas on va poser la question » aux salariés, car « on n’est pas écoutés ».

« Dans le privé on n’a pas besoin de poser de préavis, donc il faut en discuter », a-t-il poursuivi, faisant valoir que la grève n’était « pas réservée aux services publics », même si « on sait que c’est difficile pour un certain nombre de salariés – précaires, intérimaires… »

Le numéro un de la CGT a redit son opposition à un système « universel » de retraites par points, y compris à la « clause du grand père » qui consisterait à n’appliquer la réforme qu’aux seuls nouveaux entrants sur le marché du travail, une piste à laquelle Emmanuel Macron s’est montré ouvert.

« Pourquoi on sacrifierait les nouvelles générations? Pourquoi les nouvelles générations seraient condamnées à travailler jusqu’à 70 ans? », s’est-il interrogé.

bfa/jlp