Routiers: CFDT et CFTC confirment leur appel à la grève le 10 octobre

PARIS, 29 septembre 2017 (AFP) – Les syndicats CFDT et CFTC du transport routier ont confirmé vendredi leur appel à la grève le 10 octobre, au lendemain d’une réunion avec la ministre des Transports qui n’a pas apaisé leurs craintes sur l’impact de la réforme du code du travail.

Cette réunion « n’a malheureusement pas apporté de solutions immédiates aux craintes suscitées par l’application des ordonnances » de voir les revenus des chauffeurs amputés, estime la CFDT Route (premier syndicat) en appelant « à amplifier la mobilisation » le 10 octobre.

La fédération déplore aussi la proposition de « semblant d’observatoire » de suivi des accords d’entreprise post-réforme.

Dans un communiqué séparé, la CFTC (quatrième syndicat) « confirme sa participation à un mouvement social dans les transports le mardi 10 octobre ».

Le 10 octobre coïncide avec un appel à la grève lancé par l’ensemble des syndicats de la fonction publique.

« Après avoir été reçue par la ministre des Transports Elisabeth Borne et malgré sa détermination à apaiser tous ses interlocuteurs, la FGT CFTC n’est pas convaincue », écrit la CFTC en rappelant les « risques que feraient courir les ordonnances Macron dans le transport ».

Ces deux syndicats avaient déjà organisé ensemble une journée de mobilisation (barrages filtrants) le 18 septembre, mais sans appeler à la grève.

A l’issue de la réunion jeudi soir au ministère des Transports, la fédération FO des transports a maintenu son appel à la grève reconductible lancée depuis lundi avec la CGT. Alors que le mouvement semble quasi-éteint, FO espère « remettre un grand coup dès la semaine prochaine ».

De son côté, la CGT a indiqué qu’elle déciderait des suites à donner au mouvement d’ici à la prochaine rencontre prévue le 4 octobre entre syndicats et fédérations patronales.

Les syndicats s’étaient dit « effarés » au sortir de leur premier rendez-vous jeudi soir, notamment après avoir découvert que les « frais de route » des routiers ne seraient plus garantis par la convention collective et pourraient être remis en cause, entreprise par entreprise, comme diverses primes.

« Il n’y a aucune raison qu’ils (ces frais de déplacement) ne demeurent pas la prérogative exclusive de la branche », et « ils ne doivent en aucun cas être remis en cause », indiquent vendredi dans un communiqué commun les fédérations patronales FNTR et TLF.

Mais « l’administration devra cependant apporter une garantie formelle sur les exonérations fiscales et sociales », ajoutent-elles en faisant par ailleurs état de « nombreuses convergences apparues » lors de la réunion.

Sur le sujet des frais de déplacement, le ministère a annoncé une « expertise ».

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