Sanofi: le comité européen lance une expertise pour la branche générique

 PARIS, 10 novembre 2015 (AFP) – Les représentants du personnel de Sanofi en Europe ont voté mardi le lancement d’une expertise pour mesurer l’impact d’une éventuelle sortie du groupe des activités génériques, l’une des options explorées par Sanofi qui se donne 12 mois pour prendre une décision, a-t-on appris de source syndicale.

Les membres du comité européen ont « voté à l’unanimité une expertise sur les génériques en Europe pour comprendre les enjeux d’un éventuel découpage des activités et l’entreprise a approuvé », a rapporté à l’AFP le secrétaire de l’instance Stéphane Galiné (CFDT).

Des usines produisent actuellement « à la fois des génériques et d’autres produits », ce qui rend l’analyse difficile, précise-t-il.

Le directeur général Olivier Brandicourt s’est « montré très rassurant », « il se donne 12 mois pour prendre une décision pour Merial (santé animale) comme pour les génériques », a-t-il expliqué.

« Cette façon de faire différente – en annonçant un projet avant de prendre des décisions – a été bien perçue par les représentants du personnel » quand « son prédécesseur disait: on supprime tant d’emplois », a ajouté M. Galiné.

Vendredi dernier, M. Brandicourt avait précisé devant les investisseurs qu’il envisageait pour les branches santé animale et génériques 4 options allant « de l’introduction en Bourse, à la cession, à la coentreprise, au maintien au sein du groupe ».

S’agissant de la réorganisation de l’entreprise en cinq grandes unités commerciales annoncée à l’été, dont l’impact social a été évalué vendredi par Sanofi pour la France à « quelques centaines de postes par an sur une période de trois ans », les procédures légales d’information-consultation des instances démarreront en janvier, a précisé M. Galiné.

Devant le comité européen, la direction a selon lui évoqué « quelques centaines de postes sur une durée de trois ans ».

Ce plan de réorganisation n’entrainera pas de fermeture de site de production et les suppressions de postes se feront « essentiellement » par « des départs en retraite entièrement financés par l’entreprise », a ré-insisté mardi le groupe auprès de l’AFP.

Sanofi vise 1,5 milliard d’économies d’ici à 2018. Au fil des cessions et plans de réorganisation (visite médicale, recherche et développement…), plusieurs milliers d’emplois ont été supprimés ces dernières années en France, où le groupe emploie 27.000 salariés, sur environ 110.000 personnes dans le monde.

shu/db/gib