Santé: le reste à charge des patients poursuit sa baisse en 2016

PARIS, 20 septembre 2017 (AFP) – Plus de 198 milliards d’euros, c’est le montant des dépenses de soins enregistrées en France en 2016, un chiffre en hausse de 2,3% sur un an et dont la part à la charge des patients a continué de baisser, d’après les comptes de la santé publiés mercredi.

Parmi les quinze pays de l’Union européenne avant élargissement à l’Europe centrale (UE-15), la France est le pays où le reste à charge des ménages est le plus limité, relève la Drees, service statistique du ministère de la Santé, dans une synthèse.

Les comptes nationaux de la santé évaluent l’ensemble des dépenses du secteur et en particulier la consommation de biens et services médicaux (CSBM), qui en représente les trois quarts.

Cette CSBM comprend les soins hospitaliers, les soins chez les médecins, dentistes ou laboratoires d’analyses mais aussi les transports de malades, les médicaments et autres frais. En sont exclues les dépenses de soins de longue durée pour les personnes âgées (en maison de retraite, par exemple) et personnes handicapées.

Evaluée à 198,5 milliards d’euros en 2016, soit environ 2.975 euros par habitant, la CSBM a augmenté à un rythme plus soutenu qu’en 2015, année marquée par un ralentissement (+1,5% par rapport à 2014).

Cette croissance s’explique notamment, hors hôpital, par le dynamisme des soins de kinés, infirmiers et autres auxiliaires médicaux et la survenue de deux épisodes d’infections grippales en 2016 (contre un seul habituellement).

Au total, la sécurité sociale a pris en charge 77% de la CSBM (0,1 point de plus par rapport à 2015), soit 152,8 milliards d’euros, les mutuelles et autres complémentaires santé en ayant financé autour de 13%.

La part restant à la charge des patients a elle diminué pour la cinquième année consécutive, de 0,05 points, pour s’établir à 8,3%, contre 9,2% en 2011.

Une tendance qui s’explique essentiellement par le vieillissement de la population et la hausse des dépenses prises en charge à 100% par la Sécurité sociale dans le cadre des maladies chroniques.

En 2015, au sein de l’UE-15, le reste à charge des ménages s’établissait en moyenne à 15% de la dépense courante de santé au sens international. En France, il en représentait 7%.

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