Santé: les généralistes prêts à signer avec la Sécu, mais pas seuls

PARIS, 3 juin 2019 (AFP) – Le principal syndicat de médecins généralistes, MG France, a donné son feu vert aux accords proposés par l’Assurance maladie sur les « assistants médicaux » et « l’exercice coordonné », à condition que les autres syndicats de praticiens libéraux les signent aussi.

« MG France ne s’opposera pas à la mise en place des accords », a indiqué le syndicat dans un communiqué dimanche soir, à l’issue de son congrès.

Le premier texte concerne la création des « assistants médicaux » promis par Emmanuel Macron: mi-secrétaires, mi-aides-soignants, ces auxiliaires seraient en grande partie subventionnés par la Sécu pour permettre aux médecins de suivre plus de patients.

Le second vise à généraliser « l’exercice coordonné » entre libéraux (médecins, pharmaciens, infirmiers, kinés, sages-femmes…), notamment à travers des « communautés professionnelles territoriales de santé » (CPTS) également subventionnées par la Sécu.

Malgré des « imperfections » et des moyens jugés « insuffisants », l’assemblée générale de MG France a donné mandat à son président, le Dr Jacques Battistoni, « pour valider ces textes », sous réserve que d’autres organisations « s’y engagent ».

Car le syndicat le plus représentatif (31,3%) chez les généralistes n’arrive qu’en quatrième position (17,2%) toutes spécialités confondues et ne peut donc pas signer seul.

Il faudra donc qu’au moins un des quatre autres syndicats de médecins (CSMF, FMF, SML, Le Bloc) donne son feu vert pour que ces accords soient approuvés.

Début mai, le directeur général de l’Assurance maladie, Nicolas Revel, leur a donné jusqu’au 15 juin pour « se positionner » sur les deux textes.

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