Santé: « reprise partielle » des remboursements médicaux et dentaires (étude)

PARIS, 14 mai 2020 (AFP) – Après une « chute vertigineuse » liée au confinement, un « léger frémissement » de la consommation de soins médicaux et dentaires a été observé fin avril, mais le marasme perdure en optique, selon une étude présentée jeudi par le courtier en assurances Gerep.

Ce n’est pas encore mieux, mais c’est déjà moins pire: après une baisse de presque 80% dans les semaines qui ont suivi le confinement, les remboursements de soins n’ont reculé « que » de 65% la semaine du 21 avril (par rapport à la même période en 2019), selon la société de courtage.

A partir de son échantillon de 60.000 assurés et ayants droit (essentiellement des contrats d’entreprises), Gerep distingue toutefois des tendances contrastées.

Le rebond est ainsi tangible pour les soins dentaires, « réduits à presque zéro » dès la mi-mars en raison de la fermeture des cabinets et qui affichent une baisse de 79% fin avril.

Même chose pour les consultations médicales, davantage encore chez les spécialistes (-40% contre -79% « au plus fort ») que chez les généralistes (-42% contre -68% « au plus fort »).

En revanche l’optique ne voit toujours pas le bout du tunnel, avec une baisse de 94% fin avril, du même ordre que les semaines précédentes.

En pharmacie, les remboursements étaient d’abord restés stables, avant une diminution de 26% sur les trois dernières semaines d’avril.

A l’opposé, les arrêts de travail ont fait un bond de 50% en mars et même de 100% en avril « par rapport à une moyenne mensuelle ».

Un bond synonyme de dépenses supplémentaires pour les complémentaires santé, qui risquent par ailleurs d’être privées d’une partie de leurs ressources, en raison du recours massif au chômage partiel.

Cette indemnité équivalente à 70% du salaire brut servant de base au calcul des cotisations, Gerep estime le manque à gagner à 400 millions d’euros en deux mois pour les contrats d’entreprise.

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