Schneider veut alléger et rajeunir ses effectifs en France

PARIS, 7 juin 2017 (AFP) – Schneider Electric veut augmenter le temps de travail et rajeunir ses effectifs en France, via notamment un plan de départs volontaires pour ses salariés proches de la retraite, soit potentiellement 3.200 à 3.300 personnes, ont affirmé mercredi les syndicats du groupe.

Lors d’une séance de négociation d’un accord « compétitivité emploi », la direction du géant des équipements et solutions électriques a présenté mardi ses propositions aux organisations syndicales.

Pour permettre un rajeunissement de la pyramide des âges en France, « la direction envisage de proposer un plan de départs volontaires à tous les salariés (…) qui seraient à 3 ans ou moins de l’âge légal de départ à la retraite », indique la CFTC de Schneider dans un communiqué, ajoutant que « près de 3.300 salariés seraient concernés » sur les quelque 19.000 salariés en France.

En faisant la « projection de potentiels départs » d’ici à six ans pour les personnes qui auront atteint 62 ans, cela correspond à 3.200 postes, selon Yvon Mory, coordinateur CFDT du groupe.

En parallèle, le groupe embaucherait « 1.000 à 1.500 personnes sur 3 ans, dont 70% de moins de 30 ans », selon la CFE-CGC.

La direction de Schneider, qui a confirmé que des négociations étaient en cours, n’a pas souhaité commenter ces chiffres.

Par ailleurs, Schneider veut faire évoluer la durée du travail dans ses entités françaises dans le but « d’amener tout le monde en production aux 35h, avec des flexibilités » alors que, sur certains sites, « on a des contrats à 30h, 32h », explique Yvon Mory.

Le temps de travail des cadres serait augmenté pour atteindre 218 jours par an, contre « entre 207 et 212 jours » actuellement, selon la CFTC, qui demande, comme les autres syndicats, des augmentations de salaires en compensation.

La négociation est actuellement dans « une situation d’impasse » après six réunions, a indiqué M. Mory. « On n’a rien négocié » jusqu’à présent, c’était plus « des présentations » de la part de l’entreprise, regrette-t-il.

A l’issue de la séance de mardi, « on n’arrive pas à avoir de garantie qu’il n’y aura pas de fermeture de site » et « les investissements qui nous ont été présentés ne sont vraiment pas ambitieux », avec une « baisse du nombre d’heures de production de l’ordre de 15 à 20% », a-t-il ajouté.

La CFE-CGC se dit, elle, inquiète « de la réelle volonté de Schneider de développer les activités en France ».

Par ailleurs, Schneider Electric envisage de céder trois de ses filiales en France: Epsys (préfabriqués de béton), dont il garderait 20%, Sarel (enveloppe de protection pour les équipements basse tension) et France Transfo (transformateurs), a indiqué M. Mory.

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