« Ségur de la santé »: infirmiers et kinés font monter leurs revendications

PARIS, 9 juin 2020 (AFP) – Premiers concernés par la « revalorisation significative » promise par le gouvernement, mais absents du « Ségur de la santé », infirmiers et kinésithérapeutes ont mis en avant leurs revendications mardi afin de peser dans les concertations en cours.

D’un côté 28 associations et syndicats infirmiers, de l’autre 11 organisations de kinés dont leur Ordre: chacune de leur côté, ces professions paramédicales font bloc pour obtenir gain de cause.

Leurs réclamations, listées dans deux communiqués distincts, ont cependant beaucoup de points communs: abandon de l’expression « auxiliaires médicaux », accès direct des patients sans prescription médicale et bien sûr hausse des rémunérations, à l’hôpital mais aussi dans le secteur libéral.

Dénonçant « un manque cruel de moyens (et) de ressources humaines », les infirmiers exigent aussi un « ratio patients/soignants plus humain ».

Surpris d’être « absents des concertations » lancées fin mai par l’exécutif, ils « demandent une intégration immédiate de 7 représentants » aux travaux du « Ségur de la santé ».

Les kinés veulent pour leur part certaines avancées déjà obtenues par les infirmiers: formation initiale intégrée à l’université et spécialisations en « pratiques avancées ».

S’estimant « en péril » après « plusieurs années de négligence », ils souhaitent « que les autorités prennent conscience de l’impérieuse nécessité d’écouter la profession ».

Le temps est compté, puisque le « Ségur de la santé » est censé aboutir d’ici mi-juillet, afin de concrétiser le « plan massif d’investissement et de revalorisation » annoncé par Emmanuel Macron.

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