« Ségur de la santé »: les concertations aboutiront « au plus tard mi-juillet » (Véran)

PARIS, 20 mai 2020 (AFP) – Le gouvernement tirera « au plus tard à la mi-juillet » les conclusions du « Ségur de la santé », qui doit débuter le 25 mai, et sera coordonné par l’ancienne responsable de la CFDT Nicole Notat, a affirmé mercredi le ministre Olivier Véran.

« Le 25 mai, j’engagerai une concertation avec les acteurs du système de santé pour qu’ils puissent partager leur vision du système de santé, ce qu’il faut améliorer, ce qu’il faut conserver », a déclaré M. Véran à l’issue du Conseil des ministres.

« Nous irons vite. Au plus tard à la mi-juillet, nous tirerons les conclusions de ces concertations auprès des professionnels pour apporter des réponses ajustées (et) construire un système plus fort et plus résilient », a-t-il ajouté.

C’est l’ancienne secrétaire générale de la CFDT Nicole Notat qui sera chargée de piloter la concertation. Elle « sera elle-même entourée d’experts », a précisé Olivier Véran, en remerciant « chaleureusement » Mme Notat pour son « soutien ».

Ce « Ségur de la santé », du nom de l’avenue où est implanté le ministère, a été annoncé vendredi par Emmanuel Macron, qui a dit vouloir « mettre fin » à la « paupérisation » des personnels soignants, assurant que l’Etat serait au « rendez-vous ».

Avec la loi « Ma santé 2022 », adoptée en 2019, « nous avons fait le bon diagnostic, nous avons pris les bonnes orientations », a jugé mercredi Olivier Véran, en écho aux propos du chef de l’Etat.

« Mais nous n’avons été ni assez vite ni assez fort », a-t-il ajouté, en promettant de répondre au malaise des soignants par « des mesures d’ampleur » et « dans une certaine mesure radicales ».

« Cela passera par une hausse des salaires à l’hôpital » et « par une remise en question de certains carcans qui empêchent ceux qui le souhaitent de travailler davantage, parfois différemment », a-t-il rappelé.

« Cela passera encore par une meilleure valorisation du travail en équipe et donc également des compétences acquises », a-t-il poursuivi, en reconnaissant que le système de santé français n’est « pas assez performant ».

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