Selon Philippe Martinez (CGT), les 35 heures sont dans le viseur du gouvernement

PARIS, 19 janvier 2016 (AFP) – Le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, a estimé mardi que les 35 heures étaient « dans le viseur » après les annonces de François Hollande sur l’assouplissement du temps de travail, qui viennent « confirmer les craintes » du syndicat sur une « flexibilité » toujours accrue.

« Le Medef annonce la couleur depuis que les 35 heures existent. Elles sont dans le viseur et le gouvernement, avec les annonces d’hier, continue à aller sur le terrain du Medef en proposant plus de flexibilité, de dérogations au temps de travail », a déclaré le secrétaire général de la CGT lors d’une conférence de presse.

« Aujourd’hui, il y a la confirmation qu’on pourra déroger à tout à partir d’un accord d’entreprise », a poursuivi M. Martinez. Les annonces de M. Hollande, lundi devant les acteurs de l’entreprise et de l’emploi, sont, selon lui, « en totale contradiction avec ce qu’il avait dit il y a un an, comme quoi il ne toucherait pas au salaire minimum (ni) aux 35 heures ».

Interrogé sur la « fin des 35 heures », que certains redoutent à gauche, M. Martinez a répondu: « Nous, on ne craint rien, on propose de travailler 32 heures. La CGT continue de considérer que la question de la réduction du temps de travail est incontournable pour s’attaquer au chômage ».

« La dernière mesure importante qui a fait baisser le chômage, ce sont les 35 heures. Il faut donc continuer à réfléchir sur la réduction du temps de travail en traitant la question de l’organisation du temps de travail », a commenté M. Martinez.

Lundi, M. Hollande a annoncé que la future réforme du Code du travail accordera aux entreprises de nouveaux assouplissements sur le temps de travail, notamment sur la majoration des heures supplémentaires, sans toucher à la durée légale de 35 heures.

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