Six chômeurs sur dix retravaillent dans les six mois après une formation

PARIS, 2 décembre 2016 (AFP) – En 2015, près de six chômeurs sur dix ont retravaillé dans les six mois suivant une formation prescrite par Pôle emploi, une proportion en légère hausse par rapport à 2014, selon une étude publiée par l’opérateur.

Parmi les quelque 365.000 demandeurs d’emploi sortis de formation en 2015, 57,3% ont travaillé au cours des six mois qui ont suivi. Ce taux d’accès à l’emploi s’élevait à 56% en 2014.

Cela ne signifie pas que ces personnes occupaient toujours un emploi au terme des six mois.

C’est pour les jeunes que les formations débouchent le plus souvent sur du travail. Les 20-24 ans affichent un taux d’accès à l’emploi de 61,8% après une formation, les 25-29 ans un taux de 60,8%, selon cette étude publiée jeudi.

Les seniors, quant à eux, trouvent moins facilement un emploi après une formation: 49,4% pour les 50-54 ans et 42% pour les 55-59 ans. Mais leurs taux sont en nette hausse par rapport à 2014 (respectivement +2,8 et +3,8 points).

Même constat pour les chômeurs de longue durée, qui affichent un taux de 45,3%, faible mais en hausse de 2,7 points.

Ces tendances s’inscrivent dans un contexte de reprise de l’emploi, avec environ 150.000 postes supplémentaires en 2015.

Pôle emploi publie pour la première fois ces taux d’accès à l’emploi. Il ne disposait pas, auparavant, de données administratives suffisamment complètes. A défaut, l’opérateur public mesurait un taux de reclassement, grâce à une enquête auprès d’un échantillon de sortants de formation.

Outre leur méthodologie, les deux indicateurs ont des définitions différentes: le « taux d’accès à l’emploi » recense toutes les personnes ayant occupé un emploi au cours des six mois suivant la formation, alors que le « taux de reclassement » tient seulement compte des personnes en emploi à un instant T, six mois après la fin de leur formation.

Contrairement au taux d’accès à l’emploi, le taux de reclassement a reculé de 2 points en 2015, passant de 49,5% à 47,5%.

Mais selon Pôle emploi, interrogé par l’AFP, cet indicateur est moins significatif, car mesuré « sur un échantillon » et donc entaché d’une « marge d’imprécision due à l’enquête ». L’opérateur indique, en outre, avoir « changé (ses) méthodes d’échantillonnage », rendant hasardeuse la comparaison avec 2014.

Selon l’enquête, neuf personnes sur dix (88,5%) affirment que la formation qu’ils ont suivie a répondu à leurs attentes.

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