Smart: grève de salariés de sous-traitants, production au ralenti à l’usine d’Hambach

 

11/06/2019 – Dialogue et relations sociales – GRH et formation

METZ, 11 juin 2019 (AFP) – La production de Smart à Hambach (Moselle) tournait au ralenti mardi en raison d’un mouvement de grève de salariés des sous-traitants pour obtenir des garanties sur le maintien des emplois avec l’arrivée de la Mercedes.

« On est contents de ce projet et on voudrait faire partie de l’aventure. Mais des sous-traitants vont rester au bord du chemin », a expliqué Denis Boos, délégué syndical CGT à Faurecia, équipementier plasturgiste.

Le groupe automobile allemand Daimler, propriétaire des marques Mercedes-Benz et Smart, a annoncé fin mars une alliance avec le chinois Geely pour produire ensemble en Chine, dès 2022, la prochaine génération des citadines biplaces.

A la place de la Smart, un modèle électrique haut de gamme Mercedes va sortir des lignes de production à partir de 2020. 500 millions d’euros d’investissements sont prévus pour adapter le site mosellan, qui emploie 800 salariés, à cette nouvelle production.

A l’appel de la CGT, des salariés des cinq sous-traitants, qui représentent 600 employés, observent un mouvement de grève depuis plusieurs jours et réclament « une réunion tripartite (entre Smart, Mercedes et les entreprises) pour avoir de vraies garanties pour le travail ».

« L’usine continue de produire des voitures, mais au ralenti depuis plusieurs jours », a dit à l’AFP un porte-parole de Smart France.

« Notre direction nous a ouvertement dit que l’activité cesserait à la fin de la Smart et qu’on devait démissionner pour aller chez Smart », a précisé Nicolas Bosle, délégué CFDT chez Magna Uniport, fabricant d’ouvrants de portes et de hayons.

« Si la société cesse son activité, elle doit mettre des choses en place, comme le reclassement, pas nous imposer une démission », a-t-il ajouté.

Daimler avait assuré qu’aucun emploi ne serait menacé par ce changement de stratégie industrielle. Une bourse à l’emploi, créée pour recruter le personnel sous-traitant, a permis l’embauche effective ou à venir d’une centaine de salariés, assure le constructeur.

« Smart France a proposé, dans un engagement de mobilité, de garantir les emplois des entreprises partenaires du site, de recruter en priorité leurs salariés, de reprendre leur ancienneté et de proposer deux postes à compétences et qualifications égales aux salariés qui ne trouveraient pas de poste qui leur convient », a détaillé un porte-parole de l’entreprise.

« On n’ira pas recruter à l’extérieur », a-t-il souligné, assurant que « tous les emplois du site seront préservés ».

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