SNCF: la CGT dénonce des baisses d’effectifs et fermetures de guichets « programmées »

PARIS, 15 octobre 2018 (AFP) – La CGT-Cheminots a dénoncé lundi des baisses d’effectifs, fermetures de guichets, « réductions de dessertes » ferroviaires et appels à la sous-traitance « programmés » ces prochains mois à la SNCF dans le cadre de sa réforme.

Il y a « 952 postes programmés d’être supprimés sur le territoire d’ici mars 2019 », avec « l’abandon du canal de vente aux guichets et des agents en gare », a indiqué le syndicat dans un communiqué.

Ces suppressions représenteraient 7% de l’effectif actuel de 13.542 cheminots affectés à la vente au guichet ou à l’accueil en gare, selon le syndicat. « Une partie de ces suppressions de postes est amorcée. C’est la grande lessive », a assuré à l’AFP Cédric Robert, porte-parole de la CGT-Cheminots.

Sur une carte annexée à son communiqué, le syndicat détaille les diminutions d’effectifs « envisagées par la SNCF » par région avant la fin du premier trimestre 2019.

Par exemple, en Occitanie, 69 postes seraient supprimés à la vente au guichet et il y aurait six postes en moins pour l’accueil en gare. En Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), 64 postes seraient voués à disparaître aux guichets et 29 postes d’accueil en gare seraient supprimés. En Ile-de-France, la zone baptisée Paris-Rive-Gauche paierait le plus lourd tribut avec la suppression de 250 postes aux guichets.

Critiquant « une discrimination sans précédent envers les usagers », la CGT-Cheminots a également dénoncé « les réductions des dessertes », notamment à « Annecy, en Paca ou en Lorraine », la maintenance de lignes confiée à des « entreprises privées », ainsi que des fermetures ou baisses d’effectifs pour des « technicentres de maintenance du matériel ».

Dans une déclaration à l’AFP, la direction de la SNCF « ne confirme pas ces chiffres » et « souhaite préciser que le terme +suppressions de poste+ ne signifie en aucune manière licenciements ».

« L’entreprise a déjà fait savoir que certains de ses métiers sont amenés à évoluer » dans un secteur qui change « vite et profondément avec en perspective l’arrivée imminente d’entreprises concurrentes » (à partir de décembre 2019), a ajouté la direction. Concernant les billets, « les comportements d’achat des voyageurs ont changé résolument ces dernières années et une très grande partie des titres de transports sont désormais achetés à distance », a-t-elle souligné.

Par ailleurs, la CGT-Cheminots a annoncé la création d’un « Comité de vigilance citoyenne pour le service public ferroviaire », mis sur pied avec des partis politiques de gauche, associations de consommateurs et économistes. Ce comité pourra « signaler les fermetures de guichets, de dessertes ferroviaires, agir et interpeller localement les élus », a expliqué M. Robert.

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