SNCF: la grève estivale au menu de la réunion intersyndicale mardi

PARIS, 18 juin 2018 (AFP) – Faire grève ou non cet été à la SNCF sera l’objet d’une réunion de l’intersyndicale CGT, Unsa, SUD et CFDT mardi soir, après le report de celle prévue lundi, certains syndicats ne pouvant y être présents, a-t-on appris auprès des quatre organisations.

Auparavant, l’Unsa ferroviaire et la CFDT Cheminots auront réuni leurs instances nationales mardi matin, afin de faire le point sur la réforme ferroviaire et de prendre une décision sur une poursuite ou non du mouvement au-delà du 28 juin, dernier jour du calendrier de la grève par épisodes de deux jours sur cinq lancée début avril.

La CGT Cheminots, qui avait « proposé » lors de la précédente réunion intersyndicale mercredi de faire grève « les 2, 6 et 7 juillet », va « modifier un peu » cette proposition mardi, a déclaré à l’AFP son secrétaire général Laurent Brun.

SUD-Rail va proposer « d’arrêter le calendrier » par épisode, « auquel les cheminots ne trouvent plus de sens et de cibler des dates de grève qui permettraient de redynamiser le mouvement », a expliqué son porte-parole et secrétaire fédéral, Erik Meyer. Ces dates seraient décidées à l’issue d’un « débat de l’intersyndicale », a-t-il ajouté.

Vendredi matin, avant la table ronde tripartite organisée au ministère des Transports, Laurent Brun avait surpris en annonçant à la radio que la CGT Cheminots allait poursuivre la grève après le 28 juin, suscitant des critiques de ses partenaires qui avaient dénoncé une décision prise en solo.

A la sortie de cette rencontre de relance des négociations sur la convention collective nationale (CCN) du secteur ferroviaire réunissant syndicats et patronat autour de la ministre des Transports Elisabeth Borne, le net mécontentement de la CGT et de SUD contrastait avec les points positifs relevés par l’Unsa et la CFDT, qui souhaitaient cependant voir ces avancées consignées par écrit.

« Pour l’instant », la CFDT Cheminots « est toujours dans le calendrier jusqu’au 28 juin, ce n’est pas remis en cause », a indiqué son secrétaire général, Didier Aubert.

De même, l’Unsa ferroviaire confirme être « engagée dans une démarche jusqu’au 28 juin », a déclaré Florent Monteilhet, secrétaire fédéral.

La CFDT Cheminots réunira mardi matin son conseil national pour « un exposé sur le contenu » de la réforme ferroviaire, « un décryptage » de la réunion tripartite et « analyser les propositions des autres syndicats », a précisé Didier Aubert. « Nos équipes nous diront ce qu’elles pensent des propositions de cibler des jours de grève en juillet », a-t-il ajouté.

Pour la CFDT, après « les avancées » obtenues « pour les cheminots » dans la loi, auprès du gouvernement, et celles en vue de la CCN, auprès de l’UTP (Union des transports publics et ferroviaires, patronat), il reste « le verrou de l’entreprise SNCF » à débloquer, justifiant de « continuer à mettre la pression », a expliqué Didier Aubert. Son syndicat, qui devrait rencontrer la direction de la SNCF « avant jeudi », lui réclame « des engagements fermes », notamment sur la grille salariale ou le 13e mois des personnels roulants, a-t-il dit.

« Si les objectifs (au sein de l’intersyndicale, ndlr) commencent à diverger, on verra », a-t-il souligné.

De son côté, l’Unsa ferroviaire organise « une téléconférence avec toutes (ses) structures régionales » mardi matin, a confirmé Florent Monteilhet, où « la question va être posée concernant la suite, l’après-28 juin ».

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