SNCF: les syndicats doivent continuer à négocier avec Elisabeth Borne (Griveaux)

PARIS, 20 avril 2018 (AFP) – Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a opposé vendredi une fin de non recevoir à la demande de l’intersyndicale de la SNCF de négocier avec le chef du gouvernement Edouard Philippe, affirmant que « les discussions se feront » avec la ministre Elisabeth Borne.

« On ne choisit pas son interlocuteur, le meilleur moyen pour discuter ça n’est pas de quitter la table et de claquer la porte », a déclaré M. Griveaux lors du compte-rendu du Conseil des ministres.

« C’est en s’asseyant autour de la table qu’on arrive à avancer et les discussions se feront avec Mme Elisabeth Borne, ministre des Transports en charge du dossier », a-t-il ajouté.

L’intersyndicale CGT-Unsa-SUD-CFDT de la SNCF avait décidé jeudi de suspendre sa participation à la concertation avec Mme Borne pour négocier avec le M. Philippe, « puisque, semble-t-il, c’est lui qui prend toutes les décisions concernant l’évolution du dossier », selon Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.

Mais, pour M. Griveaux, « ce ne sont pas les syndicats qui choisissent les personnes avec lesquelles ils discutent ». « Ils sont les bienvenus à retrouver la table des discussions avec Mme Borne. Nous serons à l’écoute, attentifs, comme nous l’avons toujours été depuis le premier jour », selon lui.

Le porte-parole a insisté sur le fait que les concertations étaient menées par Mme Borne depuis « des semaines », avec « des dizaines, peut être des centaines d’heures » de discussions. « Et c’est à quelques jours de la fin des concertations que l’intersyndicale souhaite choisir l’interlocuteur alors que des choses ont été actées », a-t-il regretté.

Le trio CGT Cheminots, Unsa ferroviaire et CFDT Cheminots a confirmé la poursuite de la grève selon « le calendrier annoncé », par épisode de deux jours sur cinq, « jusqu’à fin juin ». Ce mouvement est entré jeudi dans sa huitième journée. SUD-Rail appelle, lui, à une grève illimitée depuis le début du mouvement de protestation contre la réforme de la SNCF, dont la fin des embauches au statut de cheminot.

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