SNCF: SUD-Rail dénonce « l’aggravation promise de la situation sociale »

PARIS, 8 octobre 2019 (AFP) – SUD-Rail a dénoncé mardi un « plan social permanent » à la SNCF « depuis quelques années » et « s’insurge contre l’aggravation promise de la situation sociale » avec l’arrivée d’un nouveau patron et l’entrée en vigueur de la réforme ferroviaire.

Après un « bilan social encore catastrophique » en 2018, le futur patron Jean-Pierre Farandou « promet pire », déplore SUD-Rail dans un communiqué. Successeur de Guillaume Pepy à la tête de la SNCF, M. Farandou devrait prendre ses nouvelles fonctions vers le 1er novembre.

« Maintenant, au prétexte de l’ouverture à la concurrence et de l’éclatement de l’entreprise SNCF en cinq sociétés anonymes » en janvier avec la réforme ferroviaire, « la pression est encore plus forte », ajoute le troisième syndicat de la SNCF.

M. Farandou « multiplie les annonces de plan d’augmentation de la productivité, d’extrême polyvalence, d’économies et de suppressions de postes », mais « pas un mot » au sujet de « la situation sanitaire et sociale catastrophique des salariés » et « leurs souffrances alors même que deux cheminots se sont encore donné la mort ce week-end », s’indigne le syndicat.

En 2018, environ 2.700 postes ont été supprimés au sein du groupe public ferroviaire où les démissions ont augmenté de 34,3% par rapport à 2017, tandis que les ruptures conventionnelles ont grimpé de 86% (elles ont doublé chez les salariés sous statut de cheminot) et les licenciements progressé de 27%, selon le « Bilan social 2018 » établi par la direction, cité par le syndicat et que l’AFP a pu consulter.

SUD-Rail, qui a rejoint avec d’autres syndicats l’appel à une grève illimitée à partir du 5 décembre, lancé par plusieurs organisations syndicales de la RATP contre la réforme des retraites, assure qu’il « travaille d’ores et déjà à construire un rapport de force le plus large possible » pour briser « cette logique permanente de casse sociale ».

er/lum/or