SNCF: « trouver le juste équilibre » entre acquis et évolutions (Pépy)

PARIS, 3 mai 2016 (AFP) – Les négociations sur la future organisation du travail à la SNCF doivent permettre de « trouver le juste équilibre » entre les acquis des cheminots et les évolutions nécessaires pour affronter la concurrence, a estimé mardi le patron du groupe ferroviaire, Guillaume Pépy.

Direction et syndicats se retrouvent mercredi pour une première séance de négociation autour du futur accord d’entreprise régissant l’organisation du travail, alors que des discussions sont engagées en parallèle au niveau de la branche.

« L’objet même des négociations (à la SNCF), c’est de trouver le juste équilibre entre des acquis qu’il faut préserver (…) et un certain nombre d’entre eux qui peuvent évoluer avec des contreparties », a déclaré M. Pépy devant l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis).

Parmi les acquis non remis en cause, il a cité le statut des cheminots, le régime spécial des retraites, les facilités de circulation (billets à tarif réduit) et le principe des 35 heures.

« La négociation porte sur la manière dont les différentes catégories de salariés font les 35 heures », a-t-il expliqué, en précisant que l’accord sur les 35 heures en vigueur à la SNCF, datant de 2000, sera caduc au 1er juillet.

L’objectif est d' »organiser mieux et de façon plus efficace les 35 heures », notamment autour de l’articulation entre durée journalière de service et repos compensatoires, a poursuivi Jean-Marc Ambrosini, le DRH.

Pour M. Pépy, le but n’est pas d’avoir « d’un côté des gagnants et de l’autre côté, des perdants », mais d’aboutir à « un accord équilibré ». La négociation permettra d’ailleurs « d’avancer » sur certaines revendications des salariés: meilleure prévisibilité du planning, qualité de vie au travail, etc…

Le patron de la SNCF n’a pas souhaité chiffrer le gain potentiel d’une nouvelle organisation du travail.

Concernant les négociations menées au niveau de la branche, qui ont donné lieu à plusieurs grèves, il a fait part de son optimisme en assurant que les syndicats avaient « intérêt et envie » qu’elles aboutissent.

Car « s’il n’y avait pas demain de convention collective », « les cheminots auraient face à eux de nouvelles entreprises (…) qui seraient simplement au décret socle », le texte fixant les règles d’ordre public.

« Ce serait très inquiétant pour l’avenir » de la SNCF en raison des risques de dumping social, a conclu M. Pépy.

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