Social: Macron recevra syndicats et patronat le 17 juillet

PARIS, 6 juillet 2018 (AFP) – Emmanuel Macron recevra le 17 juillet les dirigeants syndicaux et patronaux afin de discuter des mesures de « transformation sociale » envisagées pour la rentrée, dont le plan pauvreté, a annoncé vendredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

Le chef de l’Etat a décidé de reporter de « quelques semaines » l’annonce du plan pauvreté, qui devait initialement être présenté la semaine prochaine, afin de pouvoir en faire la préparation « la plus fine possible ». Son entrée en vigueur reste toutefois prévue pour le 1er janvier 2019, a réaffirmé M. Griveaux en rendant compte des travaux du Conseil des ministres.

Lors de cette rencontre, à laquelle devrait participer pour la première fois le nouveau président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux, sera évoquée « la suite des grandes transformations sociales mises en oeuvre à partir de la rentrée », dont le plan pauvreté, la formation professionnelle, l’apprentissage et la réforme des retraites, a-t-il précisé.

S’estimant négligés par l’Elysée, les leaders des huit organisations syndicales et patronales vont se réunir mercredi afin de montrer à l’exécutif que les partenaires sociaux sont « incontournables » mais aussi pour tenter de fixer un agenda social à la rentrée.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a déclaré le 14 juin qu’il n’y avait « pas de politique sociale digne de ce nom dans notre pays depuis le début du quinquennat » et Philippe Martinez, de la CGT, avait appelé fin mai Emmanuel Macron à « regarder par la fenêtre de son palais pour voir la vraie vie » car il « a du mal à entendre le mécontentement social ».

Les grands chantiers économiques et sociaux seront également au menu du discours du président devant le Congrès réuni à Versailles lundi, a précisé M. Griveaux.

Le report à la rentrée du plan pauvreté, issu d’une concertation lancée en grande pompe fin 2017, a suscité jeudi la déception d’associations et des critiques sur la « communication désastreuse » du gouvernement.

Mercredi, la ministre des Solidarités Agnès Buzyn avait laissé entendre que ce report était aussi lié aux résultats de la Coupe du monde et à la « disponibilité » d’Emmanuel Macron, qui s’est engagé à aller en Russie soutenir les Bleus s’ils arrivent en demi-finale.

M. Griveaux a réaffirmé que le football n’était pas la raison du report du plan qui, souligne l’Elysée, nécessite de délicats arbitrages budgétaires.

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