SUD-rail fait valoir son droit d’opposition sur l’accord SNCF et la convention de branche

cheminots signés à la SNCF et dans la branche, invitant, sans la nommer, la CGT à faire de même pour contrer le « dumping social ».

Sans la CGT-Cheminots, SUD-rail (troisième force à la SNCF) n’a pas les 50% de voix nécessaires pour les faire invalider.

La Fédération SUD-Rail « appelle les fédérations qui ne se sont pas encore positionnées à faire usage de leur droit d’opposition ou à dénoncer ces textes qui vont livrer la branche ferroviaire au dumping social, et à exiger du gouvernement et du patronat ferroviaire une réouverture des négociations », écrit-elle dans un communiqué.

La CGT, premier syndicat dans le groupe public, a jusqu’à mercredi soir pour se prononcer sur l’accord d’entreprise signé par l’Unsa et la CFDT, et jusqu’à samedi soir s’agissant de l’accord de branche.

Ces deux accords « sont clairement insuffisants » pour SUD-rail.

Sous la pression du gouvernement, la SNCF a renoncé à assouplir le régime de travail. L’accord d’entreprise, à durée indéterminée, consacre l’essentiel des règles en vigueur (RTT, repos) et en améliore d’autres (travail de nuit). Mais il prévoit la possibilité de dérogations autorisées par les seuls syndicats signataires de l’accord, une clause très critiquée par la CGT et SUD.

SUD-Rail et la CGT ont également fustigé le projet, « pas au niveau », de convention collective pour toutes les entreprises du rail, issu des négociations avec l’UTP (Union des Transports publics et ferroviaires, qui regroupe la SNCF et ses concurrents privés).

SUD-rail a demandé au gouvernement d’aligner le projet de décret fixant les principales règles de travail et de sécurité du rail sur la réglementation SNCF.

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