Suppression de postes chez Intel: les salariés interpellent les pouvoirs publics

PARIS, 22 juillet 2016 (AFP) – Les salariés d’Intel France dénoncent vendredi la « politique de désengagement » du groupe américain en France, où environ 750 emplois vont être supprimés, et interpellent les pouvoirs publics, leur demandant leur « soutien ».

Le géant des puces informatiques a annoncé mi-avril un plan de restructuration avec la suppression de 12.000 emplois dans le monde, soit 11% de ses effectifs. En France, la suppression de 750 emplois sur 940 est prévue.

La France est « le pays le plus lourdement pénalisé par ce plan de restructuration avec la suppression de près de 80% des effectifs », affirme dans un communiqué le comité d’entreprise d’Intel France, qui regroupe Intel Corporation et Intel Mobile Communications (IMC).

Le plan prévoit la fermeture d’ici 2018 de tous les sites de recherche et développement (R&D) en France, notamment dans le sud: Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes), Toulouse et Aix-en-Provence.

« Pourquoi abandonner la R&D française d’Intel, pourtant reconnue comme efficace et compétitive (grâce notamment au crédit d’impôt recherche)? », s’interroge le CE. « Les salariés attendent des explications concrètes de la part de la direction d’Intel principalement sur ce point », ajoute-t-il.

Se disant « prêts à faire les efforts nécessaires pour conserver leurs emplois », y compris par des « accords de compétitivité », les salariés d’Intel « interpellent la direction France mais également internationale, ainsi que les pouvoirs publics ». Ils demandent une « reconnaissance du savoir-faire français avec un vrai accompagnement sur la préservation des sites » implantés dans l’Hexagone.

Les négociations sur les mesures d’accompagnement du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ont débuté vers la mi-juillet. Elles doivent durer quatre mois.

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