Telenor va supprimer 20% de ses effectifs d’ici 2020

 OSLO, 31 janvier 2018 (AFP) – L’opérateur norvégien de télécoms Telenor va supprimer 6.000 emplois supplémentaires d’ici 2020, soit 20% de ses effectifs, a-t-il annoncé mercredi, tout en faisant état d’un quadruplement de son bénéfice l’an dernier.

« En 2017, nous avons eu une réduction de 2.600 employés, environ 8% de nos effectifs », a déclaré le directeur général de Telenor, Sigve Brekke, lors de la présentation des résultats.

« À l’avenir, nous estimons qu’environ 2.000 (employés) nous quitteront malheureusement en 2018 mais aussi en 2019 et 2020 », a-t-il ajouté.

Le groupe, qui employait 29.700 personnes à la fin de l’année, a invoqué l’automatisation des services et la suppression de doublons.

Présent dans 12 pays en Europe et en Asie avec 178 millions d’abonnés dans le mobile, il vise une réduction annuelle de ses coûts d’exploitation comprise entre 1 et 3% sur les trois années à venir, après les avoir déjà réduits de 3% l’an dernier.

Il n’a pas fourni la ventilation précise de ces baisses d’effectifs.

Détenu à 54% par l’État norvégien, Telenor a vu son bénéfice net quadrupler l’an dernier à près de 12 milliards de couronnes (1,25 milliard d’euros) grâce à son programme d’économies, une amélioration des performances opérationnelles et des dépréciations d’actifs moindres qu’en 2016.

Il prévoit de reverser à ses actionnaires une somme à peu près équivalente sous forme de dividendes.

Si le chiffre d’affaires est resté à peu près stable, à 124,8 milliards, sa croissance organique (hors acquisitions) s’est établie à 0,7%, en deçà de la fourchette de 1 à 2% visée par le groupe.

Pour 2018, Telenor dit tabler sur une hausse organique de ses revenus générés par les abonnements et le trafic comprise entre 1 et 2% et de son résultat brut d’exploitation (EBITDA) entre 1 et 3%.

En 2017, l’EBITDA s’est élevé à 49 milliards de couronnes, soit une marge de 39,3%.

Telenor a annoncé la semaine dernière examiner une « marque d’intérêt non sollicitée » pour ses actifs en Hongrie, en Bulgarie, au Monténégro et en Serbie, qui représentent près d’un dixième de ses résultats.

« Cela nous prendra probablement quelques mois », a indiqué mercredi M. Brekke, sans fournir plus de précisions.

En milieu de matinée, l’action était inchangée à la Bourse d’Oslo après avoir oscillé entre le vert et le rouge dans les premiers échanges. En un an, elle a bondi de 45%.

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