Télétravail: premières rencontres entre patronat et syndicats

PARIS, 18 janvier 2017 (AFP) – Les premières rencontres entre syndicats et patronat sur le télétravail, qui s’inscrivent dans le cadre de la concertation prévue par la loi travail, commenceront jeudi, a-t-on appris mercredi de sources syndicales.

Prévue par l’article 57 de la loi El Khomri, une concertation entre partenaires sociaux était initialement censée s’engager avant le 1er octobre sur le télétravail, qui avait fait l’objet en 2005 d’un accord interprofessionnel devenu obsolète.

Des réunions en bilatéral ont finalement démarré fin décembre entre le responsable mandaté par le Medef, Pierre Beretti, les organisations patronales et les branches professionnelles. Jeudi, la CFTC et la CFE-CGC seront les premiers syndicats à rencontrer le patronat.

Ces rencontres devraient se terminer « en février », a indiqué à l’AFP M. Beretti. Aucune date de réunion plénière n’a été fixée.

Pour la CFE-CGC, « le télétravail doit être ouvert à tout le personnel si le travail le permet », et nécessite « absolument une négociation collective pour l’encadrer », a détaillé son responsable, Jean-François Foucard, en insistant également sur « la notion de charge de travail ».

FO doit de son côté rencontrer le responsable patronal le 30 janvier. « Nous n’avons aucun élément sur la méthodologie de la concertation mais sur le fond, nous souhaitons une loi sur le télétravail qui présente un socle minimal de droits pour les salariés », a affirmé Pascal Pavageau.

Pour FO, « le télétravail ne doit pas être un temps plein. Il faut que l’entreprise garde des locaux pour pouvoir accueillir les salariés qui veulent revenir travailler au bureau, s’ils le souhaitent », a-t-il ajouté.

La CFDT et la CGT n’ont pour leur part pas encore été contactées.

Outre un diagnostic sur le télétravail, la loi prévoit que soient aussi abordés dans ces concertations la mesure de la charge de travail, notamment en matière de forfait jours, le fractionnement du repos et l’articulation entre vie privée et vie professionnelle. Le travail à distance – en dehors du bureau mais de façon moins organisée que le télétravail – en ferait aussi partie.

A l’issue de cette concertation, un guide de bonnes pratiques est censé être élaboré pour servir de « document de référence lors de la négociation d’une convention ou d’un accord d’entreprise », précise la loi.

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