Temps de travail : DCNS dénonce son accord d’entreprise

PARIS, 15 novembre 2016 (AFP) – Le groupe naval DCNS a dénoncé son accord d’entreprise afin de débloquer les discussions avec les syndicats sur l’augmentation du temps de travail, face à « une concurrence européenne et asiatique croissante », a-t-il annoncé mardi.

DCNS espère harmoniser les conditions de travail entre ses sites et parvenir à une augmentation moyenne du temps de travail collectif « efficace » de 20 minutes, pour dégager 30 millions d’euros par an qu’il promet de réinvestir, a-t-il indiqué à l’AFP.

Le groupe naval, qui a déjà conclu deux accords avec les partenaires sociaux sur l’adaptation de l’emploi et le soutien à la compétitivité, explique être contraint de procéder à cette mesure « pour permettre la reprise du dialogue dans un nouveau cadre ».

Après la conclusion de ces deux accords dans le cadre d’un « accord global de performance », « il était prévu que des négociations s’engagent sur l’organisation du temps de travail (OTT), ce qui n’a pas été possible jusqu’alors », précise la direction.

« La direction de DCNS doit donc dénoncer l’accord d’entreprise datant de 2004, pour permettre la reprise du dialogue dans un nouveau cadre. Les gains pourront être investis dans les compétences et l’outil de production », ajoute le groupe.

DCNS assure que le plan de progrès et les accords d’adaptation de l’emploi et de soutien à la compétitivité ont été « engagés avec succès » et « ont commencé à porter leurs fruits » mais « des efforts de compétitivité restent cependant à accomplir ».

« La plupart des autres dispositions structurantes de l’accord d’entreprise (seront) reconduites en l’état », ajoute t-il.

DCNS vise des gains de compétitivité, grâce à une harmonisation des conditions de travail entre ses sites et une augmentation moyenne du temps de travail collectif « efficace » de 20 minutes par jour, toujours dans le cadre des 7h30 quotidiennes, soit 35 heures hebdomadaires en tenant compte des RTT.

Les cadres seront sollicités, souligne-t-il.

Le groupe table sur « un gain annuel de l’ordre de trente millions d’euros environ avec, en contrepartie, la perspective de réinvestir, dès 2017, dans une augmentation sensible des recrutements dans les emplois directs de production – en privilégiant les ouvriers et techniciens – et dans l’accélération de la modernisation » de son outil industriel.

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